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De Le Média
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[[Fichier:2018-06-23 pub Puressentiel.jpg|vignette|700px|23 juin 2018 : bandeau publicitaire Youtube sur l'émission Vraiment politique n°5]]
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=Chronologie=
 
=Chronologie=
  
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Nombre d'abonnés Youtube le 9 juin 2018 : 58 718.
 
Nombre d'abonnés Youtube le 9 juin 2018 : 58 718.
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==Point d'étape du 5 mars 2018==
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Lien : https://www.youtube.com/watch?v=-hAeFeI3ZBs, à 32'37.
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'''Monétisation des vidéos sur Youtube'''
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Mathias :
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<blockquote>Une petite dernière, on nous a demandé si on monétisait nos vidéos sur Youtube...</blockquote>
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Sophia Chikirou :
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<blockquote>Non, on le fait pas... y'a eu un incident une fois je crois... la pub Kinder Bastien c'était toi ça la pub Kinder...</blockquote>
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Mathias :
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<blockquote>Moi je veux bien leur expliquer en un mot mais...</blockquote>
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Romain :
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<blockquote>Faut faire une précision sur les lives en fait, c'est ça de temps en temps... parce qu'on est obligés d'ouvrir la monétisation pour faire des lives ça veut pas dire qu'on monétise nos vidéos.</blockquote>
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Mathias :
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<blockquote>Non mais au-delà de ça, je vous le dis au cas où ça arrive une fois, mais y'a un système sur Youtube qui fait que parfois quand on diffuse la musique de quelqu'un et qu'il n'a pas fait la démarche auprès de Youtube, bien qu'il soit d'accord normalement, pour libérer les droits, les ayants-droits monétisent automatiquement votre vidéo. Et donc c'est pour ça qu'un jour, avant de m'en occuper très rapidement, pendant quelques minutes, y'avait des pubs sur Le Média parce que un ayant droit qui s'appelle Hippocampe fou qu'était venu avait, enfin pas lui mais les robots de Youtube, avait monétisé la vidéo. Donc si un jour y'a une pub sur Le Média vous nous le signalez. Ce n'est pas normal, nous ne monétisons pas.</blockquote>
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Sophia Chikirou :
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<blockquote>Ce n'est pas encore normal, voilà.</blockquote>
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Mathias :
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<blockquote>En tout cas on ne fera pas de pub pour Kinder.</blockquote>
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Sophia Chikirou :
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<blockquote>Non, parce que... non... on évitera.</blockquote>
  
 
==13 mai 2018==
 
==13 mai 2018==
 
===message "Information importante aux Socios"===
 
===message "Information importante aux Socios"===
Le message commence ainsi :
 
 
<blockquote>Chers Socios,
 
<blockquote>Chers Socios,
  
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Nous vous informons que nous sommes sur le point de lancer une période de test de publicité allant du 15 mai au 30 juin 2018. En bref, nous allons tester la « monétisation » de nos deux sites lemediatv.fr et lemediapresse.fr.
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'''Pourquoi de la pub sur un média indépendant ?'''
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Nous avons deux objectifs avec ce test consistant à vendre des espaces publicitaires à des entreprises privées ou organismes publics :
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# – évaluer la valeur de nos sites en termes purement économiques selon le modèle dominant. En clair, nous voulons mesurer, d’après les critères que s’appliquent les médias, le potentiel de revenus que nous pourrions générer par la publicité.
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# – apprendre du système publicitaire dominant pour créer et inventer notre propre système. En clair, nous voulons tester les différents modes d’achat d’espaces publicitaires par des annonceurs pour en tirer des leçons qui nous serviront à créer notre propre modèle.
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'''Va-t-on accepter la publicité en provenance de marques qui polluent, qui ont recours au travail des enfants, qui licencient ?'''
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Le système actuel est dominé par de gros annonceurs : ce sont des multinationales qui achètent 80% des espaces publicitaires sur Internet ! Nous combattons ce système et cette domination qui rendent dépendants les médias des grands groupes.
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En testant les modes existants, nous voulons justement nous poser les bonnes questions: Comment « construire » une publicité éthique ? Comment sélectionner les annonceurs ? Comment évaluer leur éthique ? Ce n’est pas facile !
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Pendant la période de test, nous serons peut-être bien confrontés à des publicités dont la provenance est problématique du point de vue de nos valeurs. Nous travaillerons en lien avec des sociétés qui mettent en relation des annonceurs et des médias. Elles utilisent la technologie et il y a peu d’intervention humaine : en réalité, c’est un ordinateur qui distribue les publicités.
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Aussi, nous pourrons définir des critères de sélection, et l’expérience devra nous permettre de les affiner. Par exemple, nous pourrons refuser la publicité d’un groupe pétrolier ou encore refuser la publicité d’une entreprise accusée de collaboration avec un ennemi de noter pays…
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'''La transparence et l’avis des socios'''
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Nous serons très transparents avec vous : à la fin de la période de test grandeur nature, nous vous rendrons compte des résultats économiques et des enseignements que nous en tirons.
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A l’issue de ce test, nous vous adresserons une consultation pour connaître votre expérience « utilisateur » et vos idées pour construire notre propre modèle de publicité.
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Nous vous informons que nous sommes sur le point de lancer une période de test de publicité allant du 15 mai au 30 juin 2018. En bref, nous allons tester la « monétisation » de nos deux sites lemediatv.fr et lemediapresse.fr.</blockquote>
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Chers socios,  
  
Et se termine par :
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Depuis le début, vous nous faites confiance. Le développement du Média nécessite que l’on expérimente : nous le faisons avec le journal papier « 99% », nous le faisons avec la publicité. A chaque fois, nous veillons à ne pas déstabiliser ce que nous avons déjà construit. Nous devons apprendre de ces expériences pour faire les bons choix économiques, stratégiques aussi. Comment diversifier les sources de revenus du Média ? Comment donner naissance à un éco-système indépendant du système dominant et en harmonie avec nos valeurs ?
<blockquote>Comme toujours, rien ne se fera sans vous.
 
  
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Ce sont des questions que l’on se pose avec vous. Nous y répondrons avec vous. Nous sommes tous « co-propriétaires » du Média et nous déciderons ensemble de ces grandes orientations !
  
Sophia Chikirou pour l'équipe du Média </blockquote>
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Comme toujours, rien ne se fera sans vous.
  
Trois titres dans le texte :
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*Pourquoi de la pub sur un média indépendant ? (réponse : évaluer la valeur de nos sites et apprendre du système publicitaire dominant pour créer notre propre modèle.)
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Sophia Chikirou pour l'équipe du Média</blockquote>
*Va-t-on accepter la publicité en provenance de marques qui polluent, qui ont recours au travail des enfants, qui licencient ?
 
*La transparence et l’avis des socios
 
  
 
===création d'un salon en ligne et d'une pétition===
 
===création d'un salon en ligne et d'une pétition===
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Sophia Chiquirou :
 
Sophia Chiquirou :
 
<blockquote>Parfois ce qui me gène dans la revendication de démocratie c'est que pour certains la démocratie c'est le vote, c'est à dire à partir du moment où vous êtes consultés sur un vote vous estimez que la démocratie a eu lieu. Moi je pense que la démocratie c'est aussi la discussion et l'émergence des idées, des contributions, etc. Donc je pense... J'ai pas envie d'organiser des votes qui vont créer ensuite des clans, les socios qui sont pour, les socios qui sont contre, on fait pas ça pour ça, enfin on fait pas ça pour ensuite en arriver à se diviser par des votes qui n'ont pas lieu d'être, il faut expliquer, il faut argumenter, il faut que le débat soit sensé, il faut qu'il soit justifié... sur par exemple quand on a eu la discussion sur la publicité, moi j'ai compris l'erreur que j'avais commise, qu'était de lancer ce projet pensant que c'était acquis et puis après tout ce n'était qu'une période de test et je ne voyais pas en quoi ça pouvait faire chauffer comme ça la marmite, et finalement je m'en suis rendu compte, je me suis dit mais attend je vais aller m'expliquer, expliquer pourquoi je le fais, et que c'est pas un déni de démocratie, c'est pas un déni de débat, y'a des raisons qui sont liées à la fonction que j'occupe, en tant que présidente d'une structure on fait en sorte que ça marche quand même, c'est ma première responsabilité, c'est une responsabilité toute bête à rappeler, c'est que y'a 50 personnes qui ont suivi ce projet à fond, qui y dédient une bonne partie de leur vie à plein temps depuis quelques mois et que il est pas question... (bruit bouchon champagne, rires...) Bravo Romain pour la bouteille de champagne (voix : un de moins !), c'est pour exprimer ton opposition à mon propos... En tout cas ce que je veux dire c'est : il ne s'agit pas de dénier ou de bafouer le principe démocratique sur cette question là, il s'agit, pour moi en tout cas d'être responsable de ces 50 personnes, d'assurer le développement économique du Média, de tester, tester c'est pas adopter, on teste et on verra bien.</blockquote>
 
<blockquote>Parfois ce qui me gène dans la revendication de démocratie c'est que pour certains la démocratie c'est le vote, c'est à dire à partir du moment où vous êtes consultés sur un vote vous estimez que la démocratie a eu lieu. Moi je pense que la démocratie c'est aussi la discussion et l'émergence des idées, des contributions, etc. Donc je pense... J'ai pas envie d'organiser des votes qui vont créer ensuite des clans, les socios qui sont pour, les socios qui sont contre, on fait pas ça pour ça, enfin on fait pas ça pour ensuite en arriver à se diviser par des votes qui n'ont pas lieu d'être, il faut expliquer, il faut argumenter, il faut que le débat soit sensé, il faut qu'il soit justifié... sur par exemple quand on a eu la discussion sur la publicité, moi j'ai compris l'erreur que j'avais commise, qu'était de lancer ce projet pensant que c'était acquis et puis après tout ce n'était qu'une période de test et je ne voyais pas en quoi ça pouvait faire chauffer comme ça la marmite, et finalement je m'en suis rendu compte, je me suis dit mais attend je vais aller m'expliquer, expliquer pourquoi je le fais, et que c'est pas un déni de démocratie, c'est pas un déni de débat, y'a des raisons qui sont liées à la fonction que j'occupe, en tant que présidente d'une structure on fait en sorte que ça marche quand même, c'est ma première responsabilité, c'est une responsabilité toute bête à rappeler, c'est que y'a 50 personnes qui ont suivi ce projet à fond, qui y dédient une bonne partie de leur vie à plein temps depuis quelques mois et que il est pas question... (bruit bouchon champagne, rires...) Bravo Romain pour la bouteille de champagne (voix : un de moins !), c'est pour exprimer ton opposition à mon propos... En tout cas ce que je veux dire c'est : il ne s'agit pas de dénier ou de bafouer le principe démocratique sur cette question là, il s'agit, pour moi en tout cas d'être responsable de ces 50 personnes, d'assurer le développement économique du Média, de tester, tester c'est pas adopter, on teste et on verra bien.</blockquote>
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===32'39===
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Sophia Chiquirou :
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<blockquote>Attends, je te dis juste une dernière chose, Gérard : un tract, enfin ça s'appelle pas un tract, ça s'appelle un flyer...</blockquote>
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Gérard Miller :
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<blockquote>Donc on répète : une bonnette, un flyer...</blockquote>
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Sophia Chiquirou :
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<blockquote>Non mais j'appelle ça un tract, moi... c'est un tract politique ! Attention ! Non, c'est un flyer donc c'est de la pub pour Le Média qui est en accès sur lemediatv.fr, vous pouvez le télécharger et l'imprimer vous-mêmes en couleur chez vous et le distribuer sur les marchés, dans les boîtes aux lettres, où vous voulez pour que les gens deviennent socios, voilà, c'est le premier. On fait de la pub.</blockquote>
  
 
===45'43===
 
===45'43===
 
Bruno Gaccio :
 
Bruno Gaccio :
<blockquote>Un JT c'est pas une messe, et ailleurs c'est une messe qui a été mise en scène depuis très longtemps d'une façon en plus très sociologiquement et psychanalytiquement, je parle sous contrôle, super bien faite. C'est à dire qu'on commence par des infos qui font un peu peur, sur des infos locales qui font peur, puis on passe sur le monde : regardez autour de nous c'est encore pire. Et puis on revient sur nous tout doucement et on finit avec un chaton qui sautille, quoi, ça s'appelle le sport, ça s'appelle le cinéma, ça s'appelle le théâtre... et puis juste après, vous allez mal, voouum, dix minutes de pub. Et là on achète, on mange, on mange, on mange... donc le débat sur la pub que vous pouvez avoir ici je veux bien l'avoir avec vous, parce que j'ai un avis, depuis toujours en fait : la pub est con, la pub rend con. Mais, parfois, ça ramène de l'oseille, donc comment faire... et ce que j'aime aussi chez vous c'est qu'il y a des débats... qui sont presque inhérents à la gauche quoi, c'est terrible, c'est que ça n'en finit jamais, vous arrivez pas à vous mettre d'accord, c'est juste impossible.</blockquote>
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<blockquote>Un JT c'est pas une messe, et ailleurs c'est une messe qui a été mise en scène depuis très longtemps d'une façon en plus très sociologiquement et psychanalytiquement, je parle sous contrôle, super bien faite. C'est à dire qu'on commence par des infos qui font un peu peur, sur des infos locales qui font peur, puis on passe sur le monde : regardez autour de nous c'est encore pire. Et puis on revient sur nous tout doucement et on finit avec un chaton qui sautille, quoi, ça s'appelle le sport, ça s'appelle le cinéma, ça s'appelle le théâtre... et puis juste après, vous allez mal, voouum, dix minutes de pub. Et là on achète, on mange, on mange, on mange... donc le débat sur la pub que vous pouvez avoir ici je veux bien l'avoir avec vous, parce que j'ai un avis, depuis toujours en fait : '''la pub est con, la pub rend con'''. Mais, parfois, ça ramène de l'oseille, donc comment faire... et ce que j'aime aussi chez vous c'est qu'il y a des débats... qui sont presque inhérents à la gauche quoi, c'est terrible, c'est que ça n'en finit jamais, vous arrivez pas à vous mettre d'accord, c'est juste impossible.</blockquote>
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==20 juin 2018 : Le Média frappe à la porte du métamoteur Lilo==
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[[Fichier:2018-06-20 Tweet Le Média pour Lilo.jpg|vignette|700px|Tweet du Média à Lilo, 20 juin 2018]]
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Lilo est une société par action simplifiée basée sur les revenus des résultats commerciaux ajoutés dans les recherches sur Internet.
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Les résultats des recherches sont fournis par Google, Bing ou Yahoo dont Lilo loue les services.
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Lilo partage ses gains publicitaires avec des projets sociaux et environnementaux. Si Lilo accepte Le Média en tant que projet, les deux organismes pourraient faire de la publicité l'un pour l'autre (Lilo a un budget d'auto-promotion important : 20 % des gains !). Pour avoir une idée sur les gains potentiels du Média sous forme de gouttes (fable du Colibri) : en deux ans Lilo a récolté 220 000 € qui ont financé plus de 50 projets (dernier lien). On peut voir dans la liste des projets, le 3 juillet 2018, que Reporterre a récolté 9968 $ sur 106 395 $.
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Mais '''Lilo donnera-t-il suite à la proposition de projet du Média ?'''
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Voir les liens ci-dessous pour plus d'infos, notamment un formidable échange sur le blog [https://www.eco-sapiens.com/blog eco-SAPIENS]. On pourrait ouvrir le débat en disant que Lilo est un faux-nez des GAFAM !
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Liens :
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*Page Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lilo_(moteur_de_recherche)
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*Informations légales : https://www.societe.com/societe/lilo-811082882.html
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*Liste des projets financés : https://www.lilo.org/fr/category/les-projets/
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*FAQ : https://www.lilo.org/fr/faq
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*Charte éthique : https://www.lilo.org/fr/la-charte-ethique-de-lilo
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*Attestation d'un expert comptable : https://www.lilo.org/wp-content/themes/jarvis_wp/colibri/assets/pdf/2016-attestation-reversement-lilo.pdf
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*Lien pour faire une recherche sans installer Lilo sur le navigateur : https://search.lilo.org
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*Blog eco-SAPIENS : https://www.eco-sapiens.com/blog/jen-ai-marre-des-moteurs-de-recherche-solidaire
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*Blog eco-SAPIENS, suite : https://www.eco-sapiens.com/blog/noyer-un-colibri-avec-sueur-pigeon/#more-3089
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*Mr Mondialisation, think tank citoyen, indépendant et humaniste, financé par Lilo : https://mrmondialisation.org/500-millions-de-recherches-sur-le-moteur-solidaire-lilo
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==23 juin 2018 : Monétisation de l'émission Vraiment politique==
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On peut constater ce 23 juin que des bandeaux publicitaires apparaissent sur l'émission Vraiment politique n°5 (depuis sa diffusion en direct le 20 juin ?) : [https://www.youtube.com/watch?v=vtSgKDYftHM|La liberté d'informer en danger]. Monétisation activée apparemment seulement pour cette émission et seulement en accès direct sur Youtube, pas via le site lemediatv.fr.
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Exemples de bandeaux observés : Action contre la faim, Episod, Exaprint, Leica, Orléans Métropole, Pingdom, Puressentiel, Queen Mary university of London, Somfy, Staatsbäder, Stimulsoft…
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Fichier:2018-06-23 pub ACF.jpg|ACF
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Fichier:2018-06-23 pub Episod.jpg|Episod
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Fichier:2018-06-23 pub Exaprint.jpg|Exaprint
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Fichier:2018-06-23 pub Leica.jpg|Leica
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Fichier:2018-06-23 pub Orléans Métropole.jpg|Orléans Métropole
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Fichier:2018-06-23 pub PIngdom.jpg|Pingdom
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Fichier:2018-06-23 pub Puressentiel-2.jpg|Puressentiel
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Fichier:2018-06-23 pub Queen Mary university of London.jpg|Queen Mary university of London
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Fichier:2018-06-23 pub Somfy.jpg|Somfy
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Fichier:2018-06-23 pub Staatsbäder.jpg|Staatsbäder
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Fichier:2018-06-23 pub Stimulsoft.jpg|Stimulsoft
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En fin de journée, toujours ce 23 juin, on peut observer des publicités vidéo en plein écran d'environ 15 secondes avant la lecture de l'émission. Exemples : Entremont, Novotel, Ordissimo, magasins Action, Nokia, Le slip français...
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==26 juin 2018 : le chargé de communication de Framasoft invité du journal==
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Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SReYz96Phdw (14'38).
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Article de Théophile sur lemediapresse.fr : https://lemediapresse.fr/societe-fr/peertube-une-alternative-libre-a-youtube.
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Évocations de la publicité :
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*Censure de la fondation Blender (logiciel 3D libre) par YouTube car ils refusent la publicité ([https://www.blender.org/media-exposure/youtube-blocks-blender-videos-worldwide/ lien]).
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*Théophile affirme que cela pourrait arriver au Média car il ne monétise pas ses vidéos (sauf que la dernière émission Vraiment politique est toujours monétisée : trois tests ce 27 juin ont affiché une pub vidéo d'une minute trente pour IFAW (fonds international pour la protection des animaux), un bandeau publicitaire Viadeo et un bandeau jetalimo.com...).
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*VLC (lecteur vidéo libre) a refusé des millions pour mettre de la publicité car ils ont des valeurs !
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*Théophile annonce pour finir que Le Média va créer son instance PeerTube, ce qui constitue un espoir de sortir de Youtube dont le modèle de financement repose sur la publicité.
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Transcription de l'interview de Pouhiou.
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Yanis Mhamdi :
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<blockquote>Une autre guerre maintenant, celle du numérique avec toi, Théophile, tu reçois un certain Pouhiou qui est à ma gauche pour parler avec lui d'alternatives aux GAFA, c'est à dire Google, Apple, Facebook et Amazon.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>On pourrait même dire les GAFAM en rajoutant Microsoft. Bonjour Pouhiou, je note au passage que Pouhiou est ton identité numérique et non pas ton nom à l'état civil, tu es responsable de la communication de Framasoft qui est une petite association française, tu me corriges si je me trompe, qui se pose, sur plusieurs services du quotidien, en alternative aux GAFAM, donc selon des règles de gouvernance bien entendu totalement différentes. Je vais citer quelques uns de ces services pour donner une idée plus claire de ce que vous faites à nos spectateurs. Y'a Framapad, qui est une alternative à Google doc, Framacalc qui est une alternative à Excel, et il y en a plusieurs autres comme ça. Et la particularité de ces alternatives c'est qu'elles sont libres, c'est à dire que les codes sources des logiciels de Framasoft sont ouverts, ils peuvent être utilisés gratuitement, et même reconfigurés par qui le souhaite. Derrière il n'y a pas de logique capitaliste dans la mesure où ils ne sont pas sensés produire des bénéfices pour des patrons ou des actionnaires.</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Ce sont des communs.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>On en parlera au cours de cet entretien, mais on parlera d'abord de PeerTube, l'alternative à YouTube, que vous êtes en train de construire et pour laquelle vous avez lancé une collecte de fonds citoyenne, une opération de crowdfunding comme on le dit, alors... c'est pour ça que vous êtes là, pour en parler un peu. Pour bien faire comprendre la différence que constitue PeerTube, je te propose d'être assez pédagogique et de nous dire en quoi il est différent de YouTube et de Dailymotion. Je vais donner certaines de ces caractéristiques et tu vas les expliciter. Premièrement, PeerTube est libre, ça veut dire quoi un service de vidéo à la demande libre ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>En fait c'est pas PeerTube qui va être libre, c'est nous, les utilisateurs, les utilisatrices. C'est à dire qu'il y a une licence libre qui respecte nos libertés fondamentales : la liberté de l'utiliser comme on veut c'est à dire que si à un moment donné Le Média TV veut installer son instance PeerTube, vous avez d'ores et déjà le droit légalement, la liberté de le modifier, vous pouvez aussi l'adapter à vos besoins si vous le désirez, et par exemple la liberté de l'étudier, d'aller voir sous le capot. Alors moi je ne sait pas coder, donc... voilà, mais j'ai des amis qui peuvent y aller et ça veut dire que ça... y'a une transparence du logiciel, ça veut dire qu'il est publiquement auditable.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>C'est quoi une instance PeerTube ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Une instance PeerTube en fait c'est si Le Média TV installe son instance PeerTube vous aurez vos vidéos sur votre instance, et Framasoft a son Framatube... C'est comme si on se faisait son petit YouTube maison, entre guillemets, et on prend la place de Google, on prend tous les pouvoirs et toutes les responsabilités.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Alors j'arrive à une deuxième caractéristique : PeerTube est décentralisé... c'est à peu près ça ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>C'est exactement ça, c'est à dire que on voit bien que Google est devenu complètement hégémonique, ils ont créé une espèce d'ORTF 2.0 au niveau de la vidéo et Google impose des règles aux créateurs et créatrices de vidéos de manière complètement unilatérale parce qu'il n'y a que eux, entre guillemets. Le problème c'est que Google a centralisé toutes les créations, toutes nos attentions et en plus, pour faire comme Google il faudrait avoir les moyens de Google et héberger les vidéos du monde entier, c'est juste pas possible si on veut démocratiser ça.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Donc, qu'est ce que vous avez choisi de faire à la place ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Justement de décentraliser, de dire : plutôt qu'il y ait un grand géant qui comme ça est une cloche au-dessus de tout le monde et qui impose sa vision capitaliste au monde entier, on peut être pleins de petits interconnectés entre nous et créer chacun son tube à soi, son instance PeerTube, les fédérer ensemble, c'est à dire faire en sorte que ces instances se parlent, puissent montrer les vidéos des uns des autres et partager comme ça au lieu d'avoir une grande ferme de serveurs à la Google, avoir chacun nos petits serveurs interconnectés, c'est la base du web en fait...</blockquote>
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Yanis Mhamdi :
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<blockquote>Une espèce d'agriculture locale, c'est ça ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Ah mais on est totalement sur le réseau d'AMAP par exemple, tu vois, les associations pour le maintien de l'agriculture paysanne on est vraiment dans cette idée-là de... plutôt que d'avoir un géant hypermarché ben faisons de l'Internet artisanal, local, où l'humain et la relation humaine redevienne importante.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>C'est pour ça que vous dites que PeerTube est fédéré, parce que c'est une fédération de petits serveurs qui utilisent tous le même logiciel, et qui s'entraident ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Et qui parlent la même langue, c'est à dire que cette langue de fédération c'est aussi celle qui est utilisée sur Mastodon, j'ai vu que vous avez un compte Mastodon sur Mamot... Mastodon c'est une alternative libre et fédérée à Tweeter, et bien en fait la langue de fédération que parle Mastodon, ça s'appelle ActivityPub, c'est la langue de PeerTube, c'est à dire qu'à un moment donné vous pourrez commenter les vidéos PeerTube avec votre compte Mastodon comme si vous pouviez commenter votre Youtube avec du Tweeter. Et là le libre peut même aller plus loin que des solutions propriétaires et enfermantes.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Alors la question que l'on se pose quand on parle de vidéo à la demande, c'est la montée de charge parce qu'en fait par exemple Le Média met en ligne une vidéo et elle explose... plusieurs centaines de milliers de vues potentielles, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que le système de fédération fait que le serveur par exemple de Framasoft peut venir au secours du serveur du Média s'il est surchargé ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Pas encore. Faut se rendre compte que PeerTube est en version béta depuis mars. Y'a une centaine d'instances, 10 000 vidéos, c'est un grand test à échelle publique et ça marche. Là, justement on a fait ce financement participatif pour l'améliorer, et c'est une des améliorations que l'on espère pouvoir financer avec ce financement. Mais d'ores et déjà, ce qui est en place dans PeerTube, c'est le fait de pouvoir visionner des vidéos en pair à pair, c'est à dire que quand une vidéo a du succès, que quand plusieurs personnes la regardent en même temps, non seulement elles reçoivent des bouts de la vidéo depuis le serveur mais elles s'en partagent entre elles parce que nos navigateurs savent faire ça de manière totalement claire.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>En gros, Le Média publie une vidéo, quelqu'un à Montreuil la regarde, et quelqu'un à Bagnolet veut la regarder, et celui de Montreuil en fait... le fait qu'il ait stocké une partie, un bout de la vidéo, avec d'autres, en fait ce sont les ordinateurs de ceux qui sont à Montreuil ou à Bagnolet qui aide celui qui...</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Qui échangent des petits morceaux de vidéo comme ça et qui permettent d'avoir une grande fluidité parce que, encore une fois, plutôt que d'avoir un serveur central et tout le monde va dans son tuyau... ben forcément ça fait un engorgement, et bien on va partager nos tuyaux, nos connexions Internet. Là aussi c'est une des bases à l'origine d'Internet, le peer to peer est beaucoup plus efficace que le streaming, techniquement c'est bien meilleur, on le sait.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Absolument, alors une question plus politique : pourquoi est-il indispensable, tu as déjà commencé à y répondre un peu, de créer une alternative à YouTube et à Dailymotion ? Finalement, on peut dire : ça fonctionne bien, pourquoi changer ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Pourquoi changer ? Y'a vraiment quelque chose de politique, là derrière. Bon, techniquement c'est aussi une catastrophe au niveau écologique et tout ça mais là je suis pas très bien placé pour en parler, je suis pas un spécialiste de la question, mais politiquement y'a de très très gros problèmes. On l'a vu récemment avec les youtubeuses qui voulaient parler de leur corps, de sexualité, etc. et qui se sont faites, entre guillemets, censurer par YouTube et qui ont protesté avec le hashtag "moncorpssuryoutube", ou très récemment '''la fondation Blender qui promeut un logiciel 3D libre... et donc ils font des dessins animés en 3D sous licence libre, qui se sont fait censurer leur chaîne parce qu'ils ne veulent pas monétiser leurs vidéos...'''</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>'''Alors ça, ça pourrait arriver au Média parce que nous ne monétisons pas nos vidéos.'''</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>'''Et voilà... Et il fallait signer une nouvelle convention YouTube parce que YouTube sortait son YouTube premium ou YouTube music je sais plus... et ils ont pas signé parce qu'il fallait monétiser derrière et donc ils se sont un peu fait couper leur chaîne et alors là ils sont toujours en pourparlers''' mais en attendant la fondation Blender a monté son instance PeerTube et à la limite ils peuvent continuer à avoir et leur chaîne YouTube et leur chaîne PeerTube le temps que ces alternatives... qu'il y ait une transition qui se fasse vers des solutions éthiques.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Alors avant l'émission tu m'as expliqué que... avec les développements qui arrivent sur PeerTube, le tube du Média, par exemple, pourra choisir de communiquer et de rendre des services à des tubes différents, de personnes avec qui ils partagent les mêmes valeurs et donc avec qui ils peuvent aussi faire une sorte de partage de serveur, par exemple on pourra choisir d'être dans une sorte de collaboration avec des médias alternatifs avec qui on veut bien partager notre capacité, notre bande passante...</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Alors ça c'est justement, au niveau du financement participatif... donc là il est réussi, on sait que l'on aura de quoi financer la V1 de PeerTube pour octobre prochain, et c'est une V1 où il y aura des fonctionnalités de base, genre pouvoir mettre des sous-titres sous les vidéos, pour l'instant c'est pas possible techniquement. Mais si on arrive à des paliers supplémentaires on espère, nous c'est quelque chose qui nous tient à cœur, la redondance des vidéos, c'est à dire que, imagine, voilà tu veux soutenir petitTube, et bien tu pourras dire : leurs vidéos, je les mets un petit peu dans un coin de mon serveur et comme ça quand eux ils sont en panne ou quand leur serveur, il n'a pas la puissance qu'il faut et bien mon serveur prendra le relais et y'a ce principe de solidarité, qui est au cœur du logiciel libre de toutes façons.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Alors vous avez dit que le crowdfunding est déjà... enfin certains objectifs avaient déjà été atteints mais en fait si vous avez plus de sous vous irez plus loin donc est-ce que vous voulez lancer un appel dans ce sens, comment en tant qu'utilisateur, en tant que producteur de contenu, ou en tant que mécène, '''annonceur, d'ailleurs peut-être que c'est un gros mot chez vous...''' comment on peut soutenir PeerTube ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Oui... '''Non la publicité ça on n'est pas grands fans, y'a plein d'autres manières de contribuer...''' Tout simplement vous pouvez aller sur KissKissBankBank et chercher le projet PeerTube, ou aller sur [https://joinpeertube.org joinpeertube.org] pour simplement vous renseigner sur le logiciel et évidemment il y a un lien vers le financement participatif. Mais y'a d'autre manières de contribuer, pas uniquement avec de l'argent, l'argent est important évidemment... Mais ne serait-ce que d'en parler autour de vous, ce que vous faites aujourd'hui, Le Média TV, pour moi c'est une contribution à notre démarche... Le fait d'en parler autour de vous, notamment d'en parler dans d'autres langues parce que aujourd'hui c'est un projet un peu coincé dans la francophonie, on essaie de sortir de là parce qu'on estime que le monde entier peut en bénéficier : y'a des militants et des militantes espagnoles qui s'en servent...</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>On passe un message aux socios traducteurs du Média.</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Oui, c'est un peu à vous maintenant de prendre en main le projet et d'essayer de le diffuser autour de vous. Et enfin ne pas hésiter aussi à aller tester, à aller voir des instances PeerTube, et à nous dire : ça ça marche, ça ça marche pas, en tant qu'utilisatrice, en tant qu'utilisateur, j'aimerais ceci ou cela... Cette expérience d'utilisation, elle est essentielle, ces retours ils sont vraiment essentiels en fait et ça peut vraiment permettre pour nous d'améliorer en fonction des gens... L'idée, nous... on est dans une grande feuille de route qui s'appelle [https://contributopia.org Contributopia], l'idée c'est d'accueillir les contributions. Et le fait de dire, voilà, je ne sais pas faire un logiciel mais je sais m'en servir et là ça ne me convient pas et je peux vous expliquer comment, pourquoi... c'est une énorme contribution.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Alors est-ce que l'on peut dire aujourd'hui que le logiciel libre, qui est différent de l'opensource mais tu pourras en parler... Est-ce qu'on peut dire que c'est une utopie concrète, une alternative déjà existante à la domination des oligarchies, une expérimentation des communs ? Est-ce que l'on peut dire que l'on tient déjà quelque chose parce qu'il y a quand même dans ce monde du libre quelques victoires, quelques produits qui marchent, si l'on peut utiliser le mot produit... quelques utilités qui marchent ?</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>La plupart des serveurs dans lesquels y'a nos sites Internet, nos vidéos, etc. Tout ce qu'on va voir sur Internet... les serveurs sont sous Linux qui est quand même une des plus belles réussites du logiciel libre mais au niveau de nous, particulières et particuliers, tout simplement Firefox : Firefox est aujourd'hui le navigateur le plus puissant techniquement, le plus pratique à utiliser, il a des fonctionnalités... pour faire des captures d'écrans c'est génial, par exemple, et c'est un logiciel libre qui respecte vos données, qui ne vous espionne pas, à la différence de Google Chrome, de Apple Safari, ou de Microsoft Edge, par exemple. Donc voilà... '''VLC, le petit cône de chantier, c'est un logiciel libre français, on leur a proposé, ils en ont parlé récemment sur Reddit, on leur a proposé des millions pour inclure de la publicité dans VLC, ils ont refusé et quand on leur a demandé pourquoi ils ont dit : mais parce qu'on a des valeurs. Et c'est la différence !''' En fait nous on a une équation : le logiciel libre c'est de l'opensource plus des valeurs, parce que l'opensource c'est une méthode de production neutre, politiquement neutre, c'est très efficace, on échange de la transparence contre de la collaboration, du coup le capitalisme s'en est emparé : Google, Microsoft, Facebook, ils sont à fond !</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>On a vu que Microsoft a racheté GitHub...</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>C'est une des manières dont, en effet, les grandes entreprises peuvent s'emparer de l'opensource, comme ça. Mais l'opensource, en fait, si je prends mon équation, que je la mets dans l'autre sens, c'est du logiciel libre sans les valeurs, sans cette éthique. La base du logiciel libre ce sont des personnes passionnées, qui à trois quatre heures du matin ou dans le dos du patron, vont aller coder des trucs pour la communauté, c'est du logiciel fait par les gens pour les gens. Et là on se retrouve dans les mêmes idées que pour les fameux circuits courts de l'agriculture raisonnée qu'on peut connaître par exemple.</blockquote>
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Yanis Mhamdi :
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<blockquote>On est complètement dans de l'économie solidaire en fait.</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Ah mais totalement, totalement. Et les communs : on fait les choses ensemble etc. Et c'est vrai que pendant une certain temps le logiciel libre était parfois enfermé un petit peu dans sa sphère technicienne, on va dire, et on s'est vraiment rendu compte avec les révélations d'Edward Snowden et tous les scandales jusqu'à Cambridge Analytica, le scandale de Facebook, on s'est rendu compte qu'il fallait sortir de notre bulle, que nous avions des alter égos partout dans les milieux alter, dans les milieux militants, dans tout un tas de milieux, des personnes avec qui nous avions une convergence des buts et des valeurs...</blockquote>
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Yanis Mhamdi :
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<blockquote>Très bon jeu de mots !</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Merci. Et du coup, allons tisser des ponts. Et c'est le principe de Contributopia, tu vois quand tu parlais d'utopie concrète, tu sais ce que c'est qu'une utopie ? C'est quelque chose qui existe en aucun lieu, mais... c'est ce que je fais tous les jours sur Internet, ce que je fais tous les jours sur Internet ça existe et ça n'est en aucun lieu. Votre émission, notre émission là actuellement, elle existe et elle est en aucun lieu.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Ou en tous les lieux possibles !</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>Exactement.</blockquote>
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Théphile Kouamouo :
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<blockquote>Alors merci beaucoup Pouhiou, nous vous encourageons à participer à ce crowdfunding, Le Média lui-même va créer son instance PeerTube si j'en crois ce que disent nos petits camarades technicos, en tout cas vous allez voir avec eux...</blockquote>
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Pouhiou :
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<blockquote>C'est une super nouvelle ! Et si vous avez besoin d'aide vous nous appelez, y'a pas de problème on est là !</blockquote>
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==28 juin 2018 : L’indépendance, ça s’achète ? (émission live lesjours.fr) ==
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Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=1BOJpz0ueB4
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[[Fichier:2018-06-28 Aude Lancelin - débat lesjours.fr.jpg|vignette|600px]]
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'''10'33'''
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Florent Peiffer :
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<blockquote>Aude Lancelin, lorsque Isabelle Roberts dit c'est le seul modèle économique qui fonctionne, le payant, j'imagine que vous n'êtes pas d'accord ? En l'occurence Le Média c'est un modèle gratuit, qu'est-ce qui vous a fait choisir ce modèle-là ?</blockquote>
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Aude Lancelin :
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<blockquote>Non, alors... je vous reprends justement, Florent, parce que Le Média n'est pas un modèle gratuit. C'est à dire qu'il y a un accès libre, vous pouvez vous connecter sur le site pour regarder des contenus sans payer. Mais en amont il y a des gens qui ont payé pour que Le Média existe, et qui continuent à payer, et qui sont ceux que l'on appelle les socios, qui sont en fait nos abonnés. Et plus que ça, qui sont voués à devenir des sortes de petits actionnaires dans le cadre d'une coopérative.</blockquote>
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Florent Peiffer :
 +
<blockquote>C'est un système de financement, mais on est d'accord qu'on peut aller gratuitement visiter Le Média, en accès libre ?</blockquote>
 +
 
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Aude Lancelin :
 +
<blockquote>C'est un accès libre, mais évidemment il n'y a jamais d'information gratuite, c'est très important à comprendre. Et Le Média tire aussi partie de l'expérience des pure players lancés en France à la fin des années 2000, comme Médiapart mais pas seulement... Arrêt sur images... C'est à dire que le seule modèle sain c'est celui dans lequel vous devez tout à vos lecteurs, à ceux qui vous regardent, à ceux qui souhaitent votre existence, à ceux qui militent pour que vous existiez. C'est la seule chose qui soit vraiment viable à long terme. Moi, aussi bien la réflexion que mon expérience, m'ont appris que, à partir du moment, et c'est autant valable pour les actionnaires, les grands actionnaires venus de l'industrie, de la finance, que pour d'autres sources de financement, chaque fois que le renard a un pied dans le poulailler, il dévore tout, en réalité... à terme, évidemment les conséquences ne se paient pas toujours cash, pas dès le début. Mais, à partir du moment où des journalistes remettent leur destin entre les mains d'intérêts privés, on a de bonnes raisons de penser que ça va mal finir.</blockquote>
 +
 
 +
'''18'26'''
 +
 
 +
Florent Peiffer :
 +
<blockquote>Aude Lancelin, je vous ai entendu dire à plusieurs reprises, et vous n'êtes pas la seule dans Le Média, que vous avez besoin de beaucoup d'argent pour faire de la qualité, de la quantité aussi, enfin je veux dire c'est un projet très ambitieux Le Média. Vous avez trouvé la solution à ça, ou vous la cherchez encore ? Est-ce que votre modèle économique est en mouvement ?</blockquote>
 +
 
 +
Aude Lancelin :
 +
<blockquote>Oui, on a évidemment besoin de beaucoup d'argent parce que une chaîne télé c'est très cher, je ne vous apprends rien, et le modèle nous sommes en train de le construire pas à pas. Il n'est pas encore totalement viable. De toutes façons la structure principale, ce sera toujours les socios, l'engagement des socios, mais il n'est pas exclu d'avoir recours à d'autres formes de financement. La question de la pub a été évoquée : elle fait vraiment débat au sein de la rédaction, et au-delà, chez les socios avec qui nous sommes beaucoup en interaction.</blockquote>
 +
 
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Florent Peiffer :
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<blockquote>Vous avez pas encore tranché sur la pub ? On en parlera tout à l'heure de la pub...</blockquote>
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Aude Lancelin :
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<blockquote>Elle est pas tranchée... une expérience sera probablement lancée à la rentrée mais ce ne sera de toutes façons qu'un test, et on ajustera en fonction des réactions, des résultats... Moi je ne pense pas que ce soit... à titre personnel, je ne pense pas que ce soit la solution idéale, voilà. Voilà. Mais bon... il s'agit de pub éthique, il s'agit pas de centrales de pub habituelles, mais enfin bon... c'est à voir. Mais il y a d'autres formes de financement aussi, nous venons de lancer un journal papier, un mensuel, 99%, qui permet de déployer la marque Le Média sur... de lui assurer une présence physique, de lui assurer un autre type de lectorat, parce qu'il y a des gens toujours très attachés au papier... et qui apporte à sa façon, lui aussi, un début de réponse à cette question du financement.</blockquote>
 +
 
 +
'''53'36'''
 +
 
 +
Florent Peiffer :
 +
<blockquote>J'en profite pour rebondir, parce que vous avez parlé de publicité éthique tout à l'heure... choisir ses annonceurs ? Publicité éthique ?</blockquote>
 +
 
 +
Aude Lancelin :
 +
<blockquote>Ca va être assez court ma réponse... je le répète, '''à titre personnel, je pense que l'on devrait essayer de s'en passer, de publicité, et j'espère convaincre la direction du Média de ce choix.''' Voilà. Pour les risques évoqués et parce que, à terme, il y a évidemment un danger théorique que les annonceurs pèsent sur les contenus, voilà. Chacun doit balayer devant sa porte.</blockquote>
 +
 
 +
Florent Peiffer :
 +
<blockquote>Non mais tout à l'heure quand vous disiez '''publicité éthique'''... ça peut exister cette forme de... ?</blockquote>
 +
 
 +
Aude Lancelin :
 +
<blockquote>'''Oui, c'est à dire des entreprises différentes, locales, qui partagent nos valeurs, voilà... mais avec ça il est certain qu'on aura pas des financements extraordinaires du tout.'''</blockquote>
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'''1h06'16'''
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Thibaut (public) :
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<blockquote>Bonjour, je m'appelle Thibaut, je suis étudiant, j'avais une question pour Le Média : est-ce que vous êtes déjà en contact avec des annonceurs et est-ce que vous envisagez de faire du brand content ? On en a un peu parlé...</blockquote>
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Aude Lancelin :
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<blockquote>Vraiment, je suis la personne la moins bien placée pour vous répondre là-dessus, parce que je ne m'occupe pas du tiroir caisse du tout, au Média. Mais à ma connaissance rien... aucun contact n'est encore pris et rien n'est fait, c'est seulement en débat entre nous, entre la direction du Média et ses socios.</blockquote>
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 +
==2 juillet 2018 : Création de la Société des journalistes du Média==
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Voir : [[Société des journalistes du Média]].
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Co-présidents élus : Aude Lancelin et Théophile Kouamouo, tous deux plutôt anti-pub.
  
 
=Informations diverses=
 
=Informations diverses=
 
==Wikipédia==
 
==Wikipédia==
 
Lien vers la page Publicité de Wikipédia, très fournie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Publicit%C3%A9.
 
Lien vers la page Publicité de Wikipédia, très fournie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Publicit%C3%A9.
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==Le femvertising (janvier 2018)==
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Information sur un programme de lutte contre les stéréotypes dans la publicité dans le [[28 multinationales co-signent un programme de lutte contre les stéréotypes dans la publicité (le femvertising)|deuxième journal du Média]], le 16 janvier 2018.
  
 
==La télé se goinfre à la malbouffe (mai 2018)==
 
==La télé se goinfre à la malbouffe (mai 2018)==
 
C'est le premier titre en page 2 du Canard enchaîné du 23 mai 2018 sur la campagne de lobbying des patrons de télés (Delphine Ernotte (France Télévisions), Gilles Pélisson (TF1) et les pédégés de M6, Lagardère Active, etc.) contre un amendement au projet de loi Agriculture et Alimentation pour rendre obligatoire le logo Nutri-Score (amendement qui sera bien sûr rejeté). On y apprend que l'alimentation (la malbouffe, donc) représente 20% du marché pub à la télé (première place), pour plus de 650 millions d'euros net par an.
 
C'est le premier titre en page 2 du Canard enchaîné du 23 mai 2018 sur la campagne de lobbying des patrons de télés (Delphine Ernotte (France Télévisions), Gilles Pélisson (TF1) et les pédégés de M6, Lagardère Active, etc.) contre un amendement au projet de loi Agriculture et Alimentation pour rendre obligatoire le logo Nutri-Score (amendement qui sera bien sûr rejeté). On y apprend que l'alimentation (la malbouffe, donc) représente 20% du marché pub à la télé (première place), pour plus de 650 millions d'euros net par an.
  
=Questions=
+
==Ce "pauvre" Pinault expie ses vilénies anti-Macron (juin 2018)==
==Combien la publicité pourrait rapporter au Média ?==
+
Premier titre, cette fois, d'un article en page 4 du Canard enchaîné du 27 juin 2018 à propos de la petite phrase de François Pinault : "Macron ne comprend pas les petites gens. J'ai peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes.". Rétropédalage très rapide du milliardaire en délicatesse fiscale avec l'Etat (enquête sur une filiale de Gucci en Italie). Tous les médias (sauf Le Parisien et Europe 1) évitent de parler de cette polémique qui pourrait coûter cher en pub, le groupe Kering étant l'un des plus gros annonceurs français !
 +
 
 +
==Le caprice du prince (juillet 2018)==
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Quelques évocations de la publicité dans Le Monde diplomatique de juillet 2018 :
 +
*Dans l'édito de Serge Halimi, Le caprice du prince, sur les fausses nouvelles, la remarque suivante : "La détention des médias par des milliardaires amis du président de la République, '''l'intoxication publicitaire''', l'étouffement financier des chaînes de télévision publiques ne font pas, eux, l'objet d'une proposition de loi.".
 +
*En page 2, Accident de poussette, Pierre Rimbert : sur le passage de Mathieu Laine (société de conseil Altermind) dans la matinale de France Inter le 15 juin, remarque que cela revient à "bénéficier de vingt minutes de publicité gratuite". '''Publicité facturée 10 000 euros les trente secondes''' pendant cette tranche horaire !
 +
*En page 3, Les enfants gâtés du supermarché. L'auteur (Louis Pinto) y qualifie la notion de société de consommation d'outil de dépolitisation :
 +
<blockquote>La notion propose une vue synthétique de nos sociétés centrée sur un attribut jugé essentiel, celui de la consommation, présumé concerner tout le monde : elle substitue au sujet politique qui délibère collectivement des orientations économiques et sociales un sujet économique qui optimise ses achats.</blockquote>
 +
*En page 28, Le spectateur impatient, Gérard Mordillat :
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<blockquote>Ce spectateur impatient est une création des publicitaires ; du désir mortifère de vendre. Et, pour vendre, il faut faire saliver et distraire. La méthode est aussi simple que le dressage du chien d'Ivan Pavlov : on exhibe un instant le produit (superproduction ou candidat à l'élection), le spectateur ou le citoyen, comme le chien, salivent, puis on le soustrait aussitôt à leur regard pour provoquer frustration et désir. Ce qui vaut pour n'importe quel produit alimentaire, ménager ou de service vaut désormais de la même manière pour le cinéma, la télévision et le politique. ... Il ne veut surtout rien rater de ce qui se passe sur les autres chaînes ; ne serait-ce que pour amortir l'abonnement aux 325 canaux des programmes. Il lui faut tout voir et, en voyant tout, ne plus rien voir, ne plus rien entendre, ne plus rien comprendre sinon '''la pub''' (images et messages), '''axe central et colonne vertébrale de toutes les politiques éditoriales des chaînes privées et publiques'''. M. Patrick Le Lay (patron de TF1) avait fait scandale en affirmant que sa tâche de diffuseur était de "rendre disponible" le cerveau du téléspectateur, "c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages". Pour une fois qu'un responsable de chaîne parlait sant détour, on aurait dû l'applaudir, au moins pour sa franchise.</blockquote>
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==Publireportages (juillet 2018)==
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En page 7 du Canard enchaîné du 4 juillet 2018, dans la rubrique "Canard + plus" : sur le site Internet de [https://www.challenges.fr/ Challenges], chaque jour des articles positifs sur Renault depuis que le groupe est entré au capital du magazine (à hauteur de 40% en décembre 2017). Conclusion :
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<blockquote>Encore un effort et "Challenges" va s'appeler "Losange" !</blockquote>
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=Messages de socios=
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==10 juin 2018 : Pol==
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'''Combien la publicité pourrait rapporter au Média ?'''
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Le Média est un média audiovisuel (le seul indépendant des puissances financières et de l’État) qui dépend pour l'instant principalement de Youtube pour sa diffusion.
 
Le Média est un média audiovisuel (le seul indépendant des puissances financières et de l’État) qui dépend pour l'instant principalement de Youtube pour sa diffusion.
  
Ligne 185 : Ligne 505 :
  
 
Est-il vraiment pertinent de lancer un sujet aussi clivant pour les socios que la publicité sur le Média autrement que par des débats et des enquêtes publics, qui généreront de l'audience ? Du point de vue des valeurs du Média d'abord, bien sûr, mais également financièrement...
 
Est-il vraiment pertinent de lancer un sujet aussi clivant pour les socios que la publicité sur le Média autrement que par des débats et des enquêtes publics, qui généreront de l'audience ? Du point de vue des valeurs du Média d'abord, bien sûr, mais également financièrement...
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==30 juin 2018 : blub==
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(Message publié sur le mur des socios)
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[coupure pub]
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«Ne pas philosopher, c’est encore philosopher» Ne pas être -philosophiquement contre la pub- n’est pas preuve d’ouverture d’esprit.
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Avant les milliardaires, dans la presse limite underground, existait la rubrique “copinage“ qui faisait la promotion gratuitement d’activités amies.
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On perd son moteur à faire commerce de l’amitié au nom de la notoriété… et j’y tiens à votre moteur !

Version actuelle datée du 21 juillet 2018 à 08:27

23 juin 2018 : bandeau publicitaire Youtube sur l'émission Vraiment politique n°5

Sommaire

Chronologie

11 octobre 2017 : soirée de lancement

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=OStP2B7xxR0, 2h23'25" :

Question sur Youtube de Julie G. :

Est-ce qu'il y aura de la publicité sur Le Média ?

Sophia Chikirou :

"Dans un premier temps non, il n'y aura pas de publicité dans Le Média, après moi j'écarte pas la possibilité qu'on introduise de la publicité mais c'est toujours pareil : le principe c'est on veut pas d'argent qui provienne des groupes industriels et financiers donc dans le pays faut savoir une chose c'est que 80 % de la publicité ce sont vingt annonceurs qui la financent donc nous on ne veut pas de ces gens-là donc on veut pas faire de la pub pour des voitures polluantes ou pour des lessives...

présentateur :

Et puis de la bonne pub aussi, peut-être c'est à dire faire de la publicité pour des bonnes causes...

Sophia Chikirou :

Voilà c'est exactement ça... donc l'idée c'est que parfois y'a des producteurs bios, y'a des gens qui font des chaussures et qui les font différemment des grandes marques etc. C'est ces gens-là qu'on veut... à qui on veut donner une présence aussi, ils ont le droit d'avoir accès aussi à la promotion et donc je pense qu'on mettra en place quand même un système de publicité comme ça très éthique et qui soit accessible, donc pas à des tarifs exorbitants, voilà. L'idée c'est pas d'être dépendants de la publicité pour nous mais en tout cas c'est de permettre à plein de gens qui font des choses extraordinaires d'exister aussi et de pouvoir présenter leurs produits et de pouvoir pourquoi pas les vendre.

Question sur les réseaux sociaux :

Pour rebondir sur la question précédente sur la publicité : est-ce qu'il serait envisageable du coup que ces publicités éthiques soient soumises à l'approbation des socios ?

présentateur :

C'est tout à fait dans l'idée effectivement que l'ensemble des gens qui détiennent ce média disent à un moment donné oui ou non on accepte que ces gens-là fassent de la publicité mais il y aura de toutes manières un cahier des charges très strict pour les gens qui veulent acheter de la publicité et on rappelle, dans un premier temps, il n'y en aura pas."

22 février 2018 : bilan de Sophia Chikirou

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=2yzAm7Rwoys&feature=youtu.be, à 25'

Autre enjeu pour nous dont j'ai oublié de parler c'est Youtube. Youtube, on a eu un rendez-vous ... ils nous ont dit "on veut bien vous accompagner, on veut bien vous aider à vous développer, on veut bien plein de choses, mais il y a une obligation, enfin un impératif du moins" ils nous disent "nous on vous prendra très au sérieux quand vous serez à 100 000 abonnés au moins". Pour le moment on est à 42 000 abonnés sur la chaîne Youtube donc y'a qu'avec vous qu'on peut passer à 100 000 abonnés donc on va lancer la campagne aussi pour essayer d'augmenter et d'atteindre ces 100 000 parce que je veux avoir une discussion sérieuse avec Youtube sur par exemple les questions de monétisation, de publicité, savoir comment on peut avoir la maîtrise de tout cela...

Nombre d'abonnés Youtube le 9 juin 2018 : 58 718.

Point d'étape du 5 mars 2018

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=-hAeFeI3ZBs, à 32'37.

Monétisation des vidéos sur Youtube

Mathias :

Une petite dernière, on nous a demandé si on monétisait nos vidéos sur Youtube...

Sophia Chikirou :

Non, on le fait pas... y'a eu un incident une fois je crois... la pub Kinder Bastien c'était toi ça la pub Kinder...

Mathias :

Moi je veux bien leur expliquer en un mot mais...

Romain :

Faut faire une précision sur les lives en fait, c'est ça de temps en temps... parce qu'on est obligés d'ouvrir la monétisation pour faire des lives ça veut pas dire qu'on monétise nos vidéos.

Mathias :

Non mais au-delà de ça, je vous le dis au cas où ça arrive une fois, mais y'a un système sur Youtube qui fait que parfois quand on diffuse la musique de quelqu'un et qu'il n'a pas fait la démarche auprès de Youtube, bien qu'il soit d'accord normalement, pour libérer les droits, les ayants-droits monétisent automatiquement votre vidéo. Et donc c'est pour ça qu'un jour, avant de m'en occuper très rapidement, pendant quelques minutes, y'avait des pubs sur Le Média parce que un ayant droit qui s'appelle Hippocampe fou qu'était venu avait, enfin pas lui mais les robots de Youtube, avait monétisé la vidéo. Donc si un jour y'a une pub sur Le Média vous nous le signalez. Ce n'est pas normal, nous ne monétisons pas.

Sophia Chikirou :

Ce n'est pas encore normal, voilà.

Mathias :

En tout cas on ne fera pas de pub pour Kinder.

Sophia Chikirou :

Non, parce que... non... on évitera.

13 mai 2018

message "Information importante aux Socios"

Chers Socios,

Nous vous informons que nous sommes sur le point de lancer une période de test de publicité allant du 15 mai au 30 juin 2018. En bref, nous allons tester la « monétisation » de nos deux sites lemediatv.fr et lemediapresse.fr.

Pourquoi de la pub sur un média indépendant ?

Nous avons deux objectifs avec ce test consistant à vendre des espaces publicitaires à des entreprises privées ou organismes publics :

  1. – évaluer la valeur de nos sites en termes purement économiques selon le modèle dominant. En clair, nous voulons mesurer, d’après les critères que s’appliquent les médias, le potentiel de revenus que nous pourrions générer par la publicité.
  2. – apprendre du système publicitaire dominant pour créer et inventer notre propre système. En clair, nous voulons tester les différents modes d’achat d’espaces publicitaires par des annonceurs pour en tirer des leçons qui nous serviront à créer notre propre modèle.

Va-t-on accepter la publicité en provenance de marques qui polluent, qui ont recours au travail des enfants, qui licencient ?

Le système actuel est dominé par de gros annonceurs : ce sont des multinationales qui achètent 80% des espaces publicitaires sur Internet ! Nous combattons ce système et cette domination qui rendent dépendants les médias des grands groupes.

En testant les modes existants, nous voulons justement nous poser les bonnes questions: Comment « construire » une publicité éthique ? Comment sélectionner les annonceurs ? Comment évaluer leur éthique ? Ce n’est pas facile !

Pendant la période de test, nous serons peut-être bien confrontés à des publicités dont la provenance est problématique du point de vue de nos valeurs. Nous travaillerons en lien avec des sociétés qui mettent en relation des annonceurs et des médias. Elles utilisent la technologie et il y a peu d’intervention humaine : en réalité, c’est un ordinateur qui distribue les publicités.

Aussi, nous pourrons définir des critères de sélection, et l’expérience devra nous permettre de les affiner. Par exemple, nous pourrons refuser la publicité d’un groupe pétrolier ou encore refuser la publicité d’une entreprise accusée de collaboration avec un ennemi de noter pays…

La transparence et l’avis des socios

Nous serons très transparents avec vous : à la fin de la période de test grandeur nature, nous vous rendrons compte des résultats économiques et des enseignements que nous en tirons.

A l’issue de ce test, nous vous adresserons une consultation pour connaître votre expérience « utilisateur » et vos idées pour construire notre propre modèle de publicité.


Chers socios,

Depuis le début, vous nous faites confiance. Le développement du Média nécessite que l’on expérimente : nous le faisons avec le journal papier « 99% », nous le faisons avec la publicité. A chaque fois, nous veillons à ne pas déstabiliser ce que nous avons déjà construit. Nous devons apprendre de ces expériences pour faire les bons choix économiques, stratégiques aussi. Comment diversifier les sources de revenus du Média ? Comment donner naissance à un éco-système indépendant du système dominant et en harmonie avec nos valeurs ?

Ce sont des questions que l’on se pose avec vous. Nous y répondrons avec vous. Nous sommes tous « co-propriétaires » du Média et nous déciderons ensemble de ces grandes orientations !

Comme toujours, rien ne se fera sans vous.


Sophia Chikirou pour l'équipe du Média

création d'un salon en ligne et d'une pétition

Liens :

14 mai 2018 : message "TEST DE PUBLICITÉ SUR LE MÉDIA : SOPHIA CHIKIROU FAIT LE POINT"

Suite aux interrogations des Socios concernant le début d'un test de publicité sur nos sites internets, nous avons tenu à répondre à certaines de vos interrogations dans cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=yRbIzVvKB7Y&feature=youtu.be). N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques/idées concernant ce test à cette adresse: annonceur@lemediatv.fr

Bon visionnage et à bientôt,

Sophia Chikirou

Extraits de la vidéo :

Certains d'entre vous lancent le débat "pour ou contre la pub", bon, c'était pas le sujet du mail, parce que au Média, on essaie de le démontrer depuis quatre mois, il n'y a pas de dogme, ici on ne se dit pas je suis pour ou contre ceci, pour ou contre cela, ça n'a pas de sens. Il s'agit de voir ce qui peut correspondre à nos valeurs, à nos principes, entrer dans ce cadre-là, et comment on développe ce projet qu'est Le Média dans le cadre des valeurs et des principes, et non pas de décréter des interdits, de décréter des choses comme ça sans s'appuyer sur des arguments.
Nous on a cherché, on a essayé de voir s'il existait des régies de publicité qui proposaient des logiciels pour Internet, pour pouvoir faire de la pub sélective, c'est à dire choisir ses annonceurs selon des critères sociaux, environnementaux, éthiques... où peut-on trouver toutes ces marques très peu connues qui fabriquent en France, qui paient correctement leurs salariés, qui ne font pas de travail des enfants, qui respectent l'environnement, toutes ces marques qui sont connues par le bouche à oreille mais qui n'ont pas accès à une visibilité plus grande et bien il n'y a pas moyen de les retrouver en réalité, et c'est ça qu'on voudrait inventer l'année prochaine. Donc il faut se donner une petite chance quand même d'inventer ce contre-modèle et la seule façon de le faire, moi j'en connais pas d'autre, maintenant je suis prêt à entendre d'autres idées mais je ne connais pas d'autre façon de faire que d'expérimenter, de voir comment ça marche, de voir quels seraient les revenus que l'on pourrait dégager de la publicité classique pour pouvoir proposer une publicité différente qui permettrait de dégager autant de revenus ou, si c'est pas autant de revenus, de voir comment on pourrait faire en sorte de bien l'adapter pour que des revenus conséquents existent.
Donc non on ne va pas cracher sur nos principes d'indépendance puisque aujourd'hui 100% des revenus du Média proviennent des socios. Ce que nous essayons de mettre en place pour les années à venir c'est le développement d'autres sources de revenus, il y en aura plein d'autres qui vont arriver, vous savez qu'on a lancé le journal papier 99%, par exemple, dont on va voir... mais pour le moment c'est plutôt un succès... dont on va voir la prise et la concrétisation dans les prochaines semaines... (2400 ventes ce matin) 2400 ventes ce matin, donc ça marche plutôt bien... Nous allons essayer d'autres sources de financement comme la recherche de subventions publiques, la commercialisation d'un certain nombre de produits, tout ce qui nous permet en fait de stabiliser Le Média sur les années à venir, en disant "comment fait-on entrer des revenus qui ne soient pas uniquement ceux des socios" et qui nous permettent d'aller plus loin aussi dans la production d'émissions, que ce soit dans le divertissement, la culture, etc.
Il faut limiter la publicité, c'est à dire la limiter dans ce qu'elle rapporte, il faut aussi la limiter dans sa présence sur le site, il ne s'agit pas de devenir un panneau publicitaire ambulant sur Internet, pas du tout...
Le modèle économique du Média, il a été défini dès le départ, quand l'an dernier on a défini ce qui ferait Le Média, comment il se développerait et comment il fonctionnerait, on l'a fait avant même de lancer Le Média.
On a fait des simulations, à partir des statistiques du Média TV notamment et la publicité classique aujourd'hui, elle pourrait représenter jusqu'à 15 000 euros de revenus mensuels donc c'est pas négligeable, je vous dis c'est pas négligeable parce que plus de 150 000 euros à l'année pour nous c'est des emplois ici, c'est du matériel qu'on pourrait acheter, c'est d'autres émissions qu'on pourrait financer donc c'est pas négligeable, on parle pas de petites sommes.
Aujourd'hui les logiciels qui sont proposés sur le marché pour faire de la publicité doivent peut-être encore être développés selon des demandes qui nous sont propres, qui nous sont particulières, et la seule façon de le faire c'est de collaborer avec des sociétés qui ont ces logiciels-là, de pouvoir tester avec elles comment on pourrait aller vers ce que l'on souhaite obtenir au final, c'est à dire oui pourquoi pas en effet que les gens qui sont socios et qui s'identifient comme socios ne voient pas défiler de la publicité sur le site Le Média TV et Le Média Presse.
L'idée c'est : on en reste pas là, on continue de discuter, j'espère qu'on va vous convaincre, qu'on va convaincre ceux qui doutent encore, je pense que la majorité ne doute pas, je pense que la très large majorité d'ailleurs nous fait confiance mais pour ceux qui doutent, pour ceux qui ont encore des questions, nous on est disponibles, on est prêts à répondre et c'est ça notre conception aussi d'une vie démocratique dans notre communauté, c'est d'échanger, de parler, de pas claquer la porte.

15 mai 2018

message "TEST DE PUBLICITÉ SUR LE MÉDIA : CONSULTATION"

Le Média lance une phase de test concernant la publicité.

Nous souhaitons avoir votre avis et constituer une liste des marques que vous ne souhaiteriez jamais voir mises en avant sur nos supports, ainsi qu’une liste des marques qui y auraient leur place.

Merci de nous indiquer 3 marques à inclure dans chacune des listes par ordre de préférence. Merci pour votre contribution !

https://www.lemediatv.fr/consultation-publicite/

article ASI

Hélène Assekour, "Le Média va introduire de la publicité sur ses sites", https://www.arretsurimages.net/articles/le-media-va-introduire-de-la-publicite-sur-ses-sites.

18 mai 2018 : Séquence Microsoft dans le journal

Séquence Microsoft dans le journal (manette XBOX pour handicapés) suivie de deux jours avec le titre du journal en une du site : "GAZA MICROSOFT METEO SOCIALE".

Théophile à la fin de la séquence :
Même si nous n'avons pas l'intention de faire de la publicité pour une marque commerciale, nous devons quand même noter les efforts quand il y en a.

19 mai 2018 : France Inter, journal de 13h

Lien : https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-13h-du-week-end/le-journal-de-13h-du-week-end-19-mai-2018, 6'40.

Le Média annonçait sa prochaine ouverture à la publicité, une perspective qui fait hurler bon nombre de socios, une pétition en ligne anti-pub a même été lancée.

24 mai 2018 : Europe 1, matinale, Philippe Vandel

Liens :

Révélation d'une lettre d'Alain Badiou adressée au Média le 13 mai, jour de l'annonce du test de publicité par messagerie électronique. Extraits (corrigés avec l'article d'ASI du 25 mai) :

Cher Média, en somme, déjà, vous rentrez dans le rang. Et vous masquez cette entrée par des antiphrases du genre 'tester notre valeur' ou 'publicité éthique'. J'avoue que je suis très déçu, moi qui pour la première fois avait décidé de devenir socio.
L'inclusion dans la circulation du Capital, sous la forme directe d'une rente publicitaire, est à l'opposé de tout ce que par ailleurs vous semblez affirmer. Vous savez parfaitement, mieux que tout le monde, que c'est par cette porte que se fait l'entrée des puissances dominantes dans tous les secteurs qui se proposent d'informer l'opinion.
J'espère qu'un sursaut collectif vous barrera la route de ce qui a toujours été la croix des organes de presse : l'expansion de la diffusion poussant à une expansion financière mal contrôlée, laquelle, invariablement, fait de 'l'indépendance' journalistique une fiction propagandiste.

Ils précisent qu'Alain Badiou dit n'avoir reçu aucune réponse de la direction du Média.

25 mai 2018 : Article ASI

"Alain Badiou dénonce l'apparition de la pub sur Le Média", https://www.arretsurimages.net/articles/alain-badiou-denonce-lapparition-de-la-pub-sur-le-media.

Fin de l'article :

En attendant, il n'y a toujours pas de trace de publicité sur les deux sites du Média.

6 juin 2018 : message "Préparons ensemble notre point d'étape !"

Annonce d'un "grand point d'étape" le 14 juin après le journal, accompagnée d'un questionnaire pour "prioriser vos principales attentes concernant ce live" (https://www.formlets.com/forms/HxVQFpJrOCHdvVlO/).

La publicité apparaît en troisième dans la liste des thèmes à classer de une à cinq étoiles :

  • La coopérative
    • Planning, gouvernance, place des Socios...
  • Le journal papier 99%
    • Calendrier, contributions, rythme de publication...
  • La publicité
    • Lancement d'une régie publictaire alternative
  • Santé financière
    • Pérennisation du Média, prévisions budgétaires
  • Arcadia
    • Où en sommes-nous ?
  • Propositions d'émissions par les Socios
  • Axes de développement du Média
    • Projets, diversification...
  • Lancement d'une émission humoristique
  • Les correspondants-citoyens
    • La suite, les formations...
  • Point sur les problématiques techniques
    • Paiement, résiliation, augmentation des contributions...
  • Organisation de la communauté
    • Sous-titreurs, traducteurs, contributeurs sur Le Média Presse...

Point d'étape du 14 juin 2018

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=9CBU1c8L1x8 (2h20').

18'30

Gérard Miller :

C'est important aussi que le débat qui s'était engagé de façon un peu polémique avec certains sur la publicité s'engage de façon sereine. C'est à dire qu'effectivement quand tu as posé cette question-là, que tu avais évoquée tout au début d'ailleurs, je me rappelle en novembre-décembre tu l'avais déjà évoqué, que les gens comprennent que nous sommes ouverts à toutes sortes de suggestions mais qu'il y a quand même dans ce pays à partir du moment où on a pas un milliardaire... Je veux juste redire cette chose incroyable, y'a pas un centime, sur tout ce que vous voyez ici, y'a pas un centime qui ne vient pas des socios, de gens qui ont fait des chèques de 10 euros, de 20 euros, de 100 euros...

Sophia Chiquirou :

Moi je veux pas entrer dans le débat philosophique de pour ou contre la publicité, parce que c'est pas ce qui m'anime de mener un débat philosophique là-dessus, et puis qu'on ne le tranchera pas parce que moi je suis favorable à la publicité, ça ne me gène pas, je trouve que dans la publicité y'a des choses artistiquement qui valent la peine et j'ai toujours dit : on se pose la question dans le bon ordre c'est à dire qu'est ce qui nous gène dans la publicité et comment on fait par rapport à ce qui nous gène dans la publicité pour ne pas tomber dedans, pour esquiver, pour faire autrement et bâtir autrement donc faire la promotion, parce que faire de la publicité c'est ça, c'est promouvoir des produits, des idées, des personnes, etc. peu importe mais en tout cas c'est de la promotion. Moi je ne suis pas contre, je le fais, on l'a déjà fait ici... payer du sponsoring sur les réseaux socios pour le Média... donc je vais pas faire semblant aujourd'hui d'être philosophiquement effrayée par la publicité, ce n'est pas ma vision des choses. D'autres sont, et je le comprends tout à fait, y'en a ici dans l'équipe évidemment, qui sont absolument opposés à la publicité, philosophiquement opposés, à tout type de promotion, donc je dis on ne va pas trancher ce débat-là nous ici au Média parce qu'on est pas là pour le trancher, je pense que c'est pas notre rôle de le trancher là, il faut construire ce média, il faut le construire économiquement, il faut le rendre viable, c'est la toute première démonstration, et c'est là qu'on sera pris au sérieux, toute notre crédibilité, aussi, en tant que média, qu'entreprise, va se faire sur la viabilité économique du projet en bonne partie aussi. Je poursuis...

Gérard Miller :

Juste sur ce point avant effectivement que tu termines, juste sur ce point, je pense que c'est important de profiter du débat sur la publicité pour dire que moi ce qui m'a parfois frappé dans les réactions de gens, aussi bien de l'équipe que de socios, c'est que parfois lorsqu'il y a un point de désaccord, il y en a, je vois parfois des mails de gens qui disent si c'est comme ça je quitte le Média, je ne suis pas là pour ça... Il faut que les socios, comme tout le monde, comprennent qu'on est en plein débat sur ces questions et parfois j'ai même vu quelqu'un qui m'a joint et qui m'a dit j'ai vu quelque chose qui a été dit, je ne sais plus ce que c'était, c'était dans un entretien ou un journal, qui ne m'a pas plu je vais quitter le Média si vous donnez la parole à tel ou tel ... Je voudrais vraiment que les socios comprennent que nous sommes nous-mêmes en plein débat sur ces questions, sur qui on invite, sur comment faut-il trouver de l'argent, c'est important qu'on ait la patience aussi de mener tous ensemble ce débat sur ces questions essentielles.

Sophia Chikirou :

Il faut avoir l'esprit ouvert tout simplement, je crois que c'est ça le plus important, c'est qu'on fait un média, on fait pas une secte, on fait pas un endroit pour se retrouver entre nous, on fait un endroit pour débattre, donc oui y'a plein de gens qui vont venir au Média avec lesquels nous-mêmes, moi-même parfois je ne suis pas d'accord, etc. parfois ça ne me fait pas plaisir parce que je me dis ah je ne l'aime pas celui-là, en plus on le voit assez ailleurs, ça m'arrive aussi, mais on est là pour débattre on est là pour confronter les idées et sinon on défend pas la démocratie et le pluralisme démocratique, on fait autre chose, c'est pas la voie qu'on a choisie donc on va s'y tenir.

29'25

Sophia Chiquirou :

Parfois ce qui me gène dans la revendication de démocratie c'est que pour certains la démocratie c'est le vote, c'est à dire à partir du moment où vous êtes consultés sur un vote vous estimez que la démocratie a eu lieu. Moi je pense que la démocratie c'est aussi la discussion et l'émergence des idées, des contributions, etc. Donc je pense... J'ai pas envie d'organiser des votes qui vont créer ensuite des clans, les socios qui sont pour, les socios qui sont contre, on fait pas ça pour ça, enfin on fait pas ça pour ensuite en arriver à se diviser par des votes qui n'ont pas lieu d'être, il faut expliquer, il faut argumenter, il faut que le débat soit sensé, il faut qu'il soit justifié... sur par exemple quand on a eu la discussion sur la publicité, moi j'ai compris l'erreur que j'avais commise, qu'était de lancer ce projet pensant que c'était acquis et puis après tout ce n'était qu'une période de test et je ne voyais pas en quoi ça pouvait faire chauffer comme ça la marmite, et finalement je m'en suis rendu compte, je me suis dit mais attend je vais aller m'expliquer, expliquer pourquoi je le fais, et que c'est pas un déni de démocratie, c'est pas un déni de débat, y'a des raisons qui sont liées à la fonction que j'occupe, en tant que présidente d'une structure on fait en sorte que ça marche quand même, c'est ma première responsabilité, c'est une responsabilité toute bête à rappeler, c'est que y'a 50 personnes qui ont suivi ce projet à fond, qui y dédient une bonne partie de leur vie à plein temps depuis quelques mois et que il est pas question... (bruit bouchon champagne, rires...) Bravo Romain pour la bouteille de champagne (voix : un de moins !), c'est pour exprimer ton opposition à mon propos... En tout cas ce que je veux dire c'est : il ne s'agit pas de dénier ou de bafouer le principe démocratique sur cette question là, il s'agit, pour moi en tout cas d'être responsable de ces 50 personnes, d'assurer le développement économique du Média, de tester, tester c'est pas adopter, on teste et on verra bien.

32'39

Sophia Chiquirou :

Attends, je te dis juste une dernière chose, Gérard : un tract, enfin ça s'appelle pas un tract, ça s'appelle un flyer...

Gérard Miller :

Donc on répète : une bonnette, un flyer...

Sophia Chiquirou :

Non mais j'appelle ça un tract, moi... c'est un tract politique ! Attention ! Non, c'est un flyer donc c'est de la pub pour Le Média qui est en accès sur lemediatv.fr, vous pouvez le télécharger et l'imprimer vous-mêmes en couleur chez vous et le distribuer sur les marchés, dans les boîtes aux lettres, où vous voulez pour que les gens deviennent socios, voilà, c'est le premier. On fait de la pub.

45'43

Bruno Gaccio :

Un JT c'est pas une messe, et ailleurs c'est une messe qui a été mise en scène depuis très longtemps d'une façon en plus très sociologiquement et psychanalytiquement, je parle sous contrôle, super bien faite. C'est à dire qu'on commence par des infos qui font un peu peur, sur des infos locales qui font peur, puis on passe sur le monde : regardez autour de nous c'est encore pire. Et puis on revient sur nous tout doucement et on finit avec un chaton qui sautille, quoi, ça s'appelle le sport, ça s'appelle le cinéma, ça s'appelle le théâtre... et puis juste après, vous allez mal, voouum, dix minutes de pub. Et là on achète, on mange, on mange, on mange... donc le débat sur la pub que vous pouvez avoir ici je veux bien l'avoir avec vous, parce que j'ai un avis, depuis toujours en fait : la pub est con, la pub rend con. Mais, parfois, ça ramène de l'oseille, donc comment faire... et ce que j'aime aussi chez vous c'est qu'il y a des débats... qui sont presque inhérents à la gauche quoi, c'est terrible, c'est que ça n'en finit jamais, vous arrivez pas à vous mettre d'accord, c'est juste impossible.

20 juin 2018 : Le Média frappe à la porte du métamoteur Lilo

Tweet du Média à Lilo, 20 juin 2018

Lilo est une société par action simplifiée basée sur les revenus des résultats commerciaux ajoutés dans les recherches sur Internet.

Les résultats des recherches sont fournis par Google, Bing ou Yahoo dont Lilo loue les services.

Lilo partage ses gains publicitaires avec des projets sociaux et environnementaux. Si Lilo accepte Le Média en tant que projet, les deux organismes pourraient faire de la publicité l'un pour l'autre (Lilo a un budget d'auto-promotion important : 20 % des gains !). Pour avoir une idée sur les gains potentiels du Média sous forme de gouttes (fable du Colibri) : en deux ans Lilo a récolté 220 000 € qui ont financé plus de 50 projets (dernier lien). On peut voir dans la liste des projets, le 3 juillet 2018, que Reporterre a récolté 9968 $ sur 106 395 $.

Mais Lilo donnera-t-il suite à la proposition de projet du Média ?

Voir les liens ci-dessous pour plus d'infos, notamment un formidable échange sur le blog eco-SAPIENS. On pourrait ouvrir le débat en disant que Lilo est un faux-nez des GAFAM !

Liens :

23 juin 2018 : Monétisation de l'émission Vraiment politique

On peut constater ce 23 juin que des bandeaux publicitaires apparaissent sur l'émission Vraiment politique n°5 (depuis sa diffusion en direct le 20 juin ?) : liberté d'informer en danger. Monétisation activée apparemment seulement pour cette émission et seulement en accès direct sur Youtube, pas via le site lemediatv.fr.

Exemples de bandeaux observés : Action contre la faim, Episod, Exaprint, Leica, Orléans Métropole, Pingdom, Puressentiel, Queen Mary university of London, Somfy, Staatsbäder, Stimulsoft…

En fin de journée, toujours ce 23 juin, on peut observer des publicités vidéo en plein écran d'environ 15 secondes avant la lecture de l'émission. Exemples : Entremont, Novotel, Ordissimo, magasins Action, Nokia, Le slip français...

26 juin 2018 : le chargé de communication de Framasoft invité du journal

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SReYz96Phdw (14'38).

Article de Théophile sur lemediapresse.fr : https://lemediapresse.fr/societe-fr/peertube-une-alternative-libre-a-youtube.

Évocations de la publicité :

  • Censure de la fondation Blender (logiciel 3D libre) par YouTube car ils refusent la publicité (lien).
  • Théophile affirme que cela pourrait arriver au Média car il ne monétise pas ses vidéos (sauf que la dernière émission Vraiment politique est toujours monétisée : trois tests ce 27 juin ont affiché une pub vidéo d'une minute trente pour IFAW (fonds international pour la protection des animaux), un bandeau publicitaire Viadeo et un bandeau jetalimo.com...).
  • VLC (lecteur vidéo libre) a refusé des millions pour mettre de la publicité car ils ont des valeurs !
  • Théophile annonce pour finir que Le Média va créer son instance PeerTube, ce qui constitue un espoir de sortir de Youtube dont le modèle de financement repose sur la publicité.

Transcription de l'interview de Pouhiou.

Yanis Mhamdi :

Une autre guerre maintenant, celle du numérique avec toi, Théophile, tu reçois un certain Pouhiou qui est à ma gauche pour parler avec lui d'alternatives aux GAFA, c'est à dire Google, Apple, Facebook et Amazon.

Théphile Kouamouo :

On pourrait même dire les GAFAM en rajoutant Microsoft. Bonjour Pouhiou, je note au passage que Pouhiou est ton identité numérique et non pas ton nom à l'état civil, tu es responsable de la communication de Framasoft qui est une petite association française, tu me corriges si je me trompe, qui se pose, sur plusieurs services du quotidien, en alternative aux GAFAM, donc selon des règles de gouvernance bien entendu totalement différentes. Je vais citer quelques uns de ces services pour donner une idée plus claire de ce que vous faites à nos spectateurs. Y'a Framapad, qui est une alternative à Google doc, Framacalc qui est une alternative à Excel, et il y en a plusieurs autres comme ça. Et la particularité de ces alternatives c'est qu'elles sont libres, c'est à dire que les codes sources des logiciels de Framasoft sont ouverts, ils peuvent être utilisés gratuitement, et même reconfigurés par qui le souhaite. Derrière il n'y a pas de logique capitaliste dans la mesure où ils ne sont pas sensés produire des bénéfices pour des patrons ou des actionnaires.

Pouhiou :

Ce sont des communs.

Théphile Kouamouo :

On en parlera au cours de cet entretien, mais on parlera d'abord de PeerTube, l'alternative à YouTube, que vous êtes en train de construire et pour laquelle vous avez lancé une collecte de fonds citoyenne, une opération de crowdfunding comme on le dit, alors... c'est pour ça que vous êtes là, pour en parler un peu. Pour bien faire comprendre la différence que constitue PeerTube, je te propose d'être assez pédagogique et de nous dire en quoi il est différent de YouTube et de Dailymotion. Je vais donner certaines de ces caractéristiques et tu vas les expliciter. Premièrement, PeerTube est libre, ça veut dire quoi un service de vidéo à la demande libre ?

Pouhiou :

En fait c'est pas PeerTube qui va être libre, c'est nous, les utilisateurs, les utilisatrices. C'est à dire qu'il y a une licence libre qui respecte nos libertés fondamentales : la liberté de l'utiliser comme on veut c'est à dire que si à un moment donné Le Média TV veut installer son instance PeerTube, vous avez d'ores et déjà le droit légalement, la liberté de le modifier, vous pouvez aussi l'adapter à vos besoins si vous le désirez, et par exemple la liberté de l'étudier, d'aller voir sous le capot. Alors moi je ne sait pas coder, donc... voilà, mais j'ai des amis qui peuvent y aller et ça veut dire que ça... y'a une transparence du logiciel, ça veut dire qu'il est publiquement auditable.

Théphile Kouamouo :

C'est quoi une instance PeerTube ?

Pouhiou :

Une instance PeerTube en fait c'est si Le Média TV installe son instance PeerTube vous aurez vos vidéos sur votre instance, et Framasoft a son Framatube... C'est comme si on se faisait son petit YouTube maison, entre guillemets, et on prend la place de Google, on prend tous les pouvoirs et toutes les responsabilités.

Théphile Kouamouo :

Alors j'arrive à une deuxième caractéristique : PeerTube est décentralisé... c'est à peu près ça ?

Pouhiou :

C'est exactement ça, c'est à dire que on voit bien que Google est devenu complètement hégémonique, ils ont créé une espèce d'ORTF 2.0 au niveau de la vidéo et Google impose des règles aux créateurs et créatrices de vidéos de manière complètement unilatérale parce qu'il n'y a que eux, entre guillemets. Le problème c'est que Google a centralisé toutes les créations, toutes nos attentions et en plus, pour faire comme Google il faudrait avoir les moyens de Google et héberger les vidéos du monde entier, c'est juste pas possible si on veut démocratiser ça.

Théphile Kouamouo :

Donc, qu'est ce que vous avez choisi de faire à la place ?

Pouhiou :

Justement de décentraliser, de dire : plutôt qu'il y ait un grand géant qui comme ça est une cloche au-dessus de tout le monde et qui impose sa vision capitaliste au monde entier, on peut être pleins de petits interconnectés entre nous et créer chacun son tube à soi, son instance PeerTube, les fédérer ensemble, c'est à dire faire en sorte que ces instances se parlent, puissent montrer les vidéos des uns des autres et partager comme ça au lieu d'avoir une grande ferme de serveurs à la Google, avoir chacun nos petits serveurs interconnectés, c'est la base du web en fait...

Yanis Mhamdi :

Une espèce d'agriculture locale, c'est ça ?

Pouhiou :

Ah mais on est totalement sur le réseau d'AMAP par exemple, tu vois, les associations pour le maintien de l'agriculture paysanne on est vraiment dans cette idée-là de... plutôt que d'avoir un géant hypermarché ben faisons de l'Internet artisanal, local, où l'humain et la relation humaine redevienne importante.

Théphile Kouamouo :

C'est pour ça que vous dites que PeerTube est fédéré, parce que c'est une fédération de petits serveurs qui utilisent tous le même logiciel, et qui s'entraident ?

Pouhiou :

Et qui parlent la même langue, c'est à dire que cette langue de fédération c'est aussi celle qui est utilisée sur Mastodon, j'ai vu que vous avez un compte Mastodon sur Mamot... Mastodon c'est une alternative libre et fédérée à Tweeter, et bien en fait la langue de fédération que parle Mastodon, ça s'appelle ActivityPub, c'est la langue de PeerTube, c'est à dire qu'à un moment donné vous pourrez commenter les vidéos PeerTube avec votre compte Mastodon comme si vous pouviez commenter votre Youtube avec du Tweeter. Et là le libre peut même aller plus loin que des solutions propriétaires et enfermantes.

Théphile Kouamouo :

Alors la question que l'on se pose quand on parle de vidéo à la demande, c'est la montée de charge parce qu'en fait par exemple Le Média met en ligne une vidéo et elle explose... plusieurs centaines de milliers de vues potentielles, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que le système de fédération fait que le serveur par exemple de Framasoft peut venir au secours du serveur du Média s'il est surchargé ?

Pouhiou :

Pas encore. Faut se rendre compte que PeerTube est en version béta depuis mars. Y'a une centaine d'instances, 10 000 vidéos, c'est un grand test à échelle publique et ça marche. Là, justement on a fait ce financement participatif pour l'améliorer, et c'est une des améliorations que l'on espère pouvoir financer avec ce financement. Mais d'ores et déjà, ce qui est en place dans PeerTube, c'est le fait de pouvoir visionner des vidéos en pair à pair, c'est à dire que quand une vidéo a du succès, que quand plusieurs personnes la regardent en même temps, non seulement elles reçoivent des bouts de la vidéo depuis le serveur mais elles s'en partagent entre elles parce que nos navigateurs savent faire ça de manière totalement claire.

Théphile Kouamouo :

En gros, Le Média publie une vidéo, quelqu'un à Montreuil la regarde, et quelqu'un à Bagnolet veut la regarder, et celui de Montreuil en fait... le fait qu'il ait stocké une partie, un bout de la vidéo, avec d'autres, en fait ce sont les ordinateurs de ceux qui sont à Montreuil ou à Bagnolet qui aide celui qui...

Pouhiou :

Qui échangent des petits morceaux de vidéo comme ça et qui permettent d'avoir une grande fluidité parce que, encore une fois, plutôt que d'avoir un serveur central et tout le monde va dans son tuyau... ben forcément ça fait un engorgement, et bien on va partager nos tuyaux, nos connexions Internet. Là aussi c'est une des bases à l'origine d'Internet, le peer to peer est beaucoup plus efficace que le streaming, techniquement c'est bien meilleur, on le sait.

Théphile Kouamouo :

Absolument, alors une question plus politique : pourquoi est-il indispensable, tu as déjà commencé à y répondre un peu, de créer une alternative à YouTube et à Dailymotion ? Finalement, on peut dire : ça fonctionne bien, pourquoi changer ?

Pouhiou :

Pourquoi changer ? Y'a vraiment quelque chose de politique, là derrière. Bon, techniquement c'est aussi une catastrophe au niveau écologique et tout ça mais là je suis pas très bien placé pour en parler, je suis pas un spécialiste de la question, mais politiquement y'a de très très gros problèmes. On l'a vu récemment avec les youtubeuses qui voulaient parler de leur corps, de sexualité, etc. et qui se sont faites, entre guillemets, censurer par YouTube et qui ont protesté avec le hashtag "moncorpssuryoutube", ou très récemment la fondation Blender qui promeut un logiciel 3D libre... et donc ils font des dessins animés en 3D sous licence libre, qui se sont fait censurer leur chaîne parce qu'ils ne veulent pas monétiser leurs vidéos...

Théphile Kouamouo :

Alors ça, ça pourrait arriver au Média parce que nous ne monétisons pas nos vidéos.

Pouhiou :

Et voilà... Et il fallait signer une nouvelle convention YouTube parce que YouTube sortait son YouTube premium ou YouTube music je sais plus... et ils ont pas signé parce qu'il fallait monétiser derrière et donc ils se sont un peu fait couper leur chaîne et alors là ils sont toujours en pourparlers mais en attendant la fondation Blender a monté son instance PeerTube et à la limite ils peuvent continuer à avoir et leur chaîne YouTube et leur chaîne PeerTube le temps que ces alternatives... qu'il y ait une transition qui se fasse vers des solutions éthiques.

Théphile Kouamouo :

Alors avant l'émission tu m'as expliqué que... avec les développements qui arrivent sur PeerTube, le tube du Média, par exemple, pourra choisir de communiquer et de rendre des services à des tubes différents, de personnes avec qui ils partagent les mêmes valeurs et donc avec qui ils peuvent aussi faire une sorte de partage de serveur, par exemple on pourra choisir d'être dans une sorte de collaboration avec des médias alternatifs avec qui on veut bien partager notre capacité, notre bande passante...

Pouhiou :

Alors ça c'est justement, au niveau du financement participatif... donc là il est réussi, on sait que l'on aura de quoi financer la V1 de PeerTube pour octobre prochain, et c'est une V1 où il y aura des fonctionnalités de base, genre pouvoir mettre des sous-titres sous les vidéos, pour l'instant c'est pas possible techniquement. Mais si on arrive à des paliers supplémentaires on espère, nous c'est quelque chose qui nous tient à cœur, la redondance des vidéos, c'est à dire que, imagine, voilà tu veux soutenir petitTube, et bien tu pourras dire : leurs vidéos, je les mets un petit peu dans un coin de mon serveur et comme ça quand eux ils sont en panne ou quand leur serveur, il n'a pas la puissance qu'il faut et bien mon serveur prendra le relais et y'a ce principe de solidarité, qui est au cœur du logiciel libre de toutes façons.

Théphile Kouamouo :

Alors vous avez dit que le crowdfunding est déjà... enfin certains objectifs avaient déjà été atteints mais en fait si vous avez plus de sous vous irez plus loin donc est-ce que vous voulez lancer un appel dans ce sens, comment en tant qu'utilisateur, en tant que producteur de contenu, ou en tant que mécène, annonceur, d'ailleurs peut-être que c'est un gros mot chez vous... comment on peut soutenir PeerTube ?

Pouhiou :

Oui... Non la publicité ça on n'est pas grands fans, y'a plein d'autres manières de contribuer... Tout simplement vous pouvez aller sur KissKissBankBank et chercher le projet PeerTube, ou aller sur joinpeertube.org pour simplement vous renseigner sur le logiciel et évidemment il y a un lien vers le financement participatif. Mais y'a d'autre manières de contribuer, pas uniquement avec de l'argent, l'argent est important évidemment... Mais ne serait-ce que d'en parler autour de vous, ce que vous faites aujourd'hui, Le Média TV, pour moi c'est une contribution à notre démarche... Le fait d'en parler autour de vous, notamment d'en parler dans d'autres langues parce que aujourd'hui c'est un projet un peu coincé dans la francophonie, on essaie de sortir de là parce qu'on estime que le monde entier peut en bénéficier : y'a des militants et des militantes espagnoles qui s'en servent...

Théphile Kouamouo :

On passe un message aux socios traducteurs du Média.

Pouhiou :

Oui, c'est un peu à vous maintenant de prendre en main le projet et d'essayer de le diffuser autour de vous. Et enfin ne pas hésiter aussi à aller tester, à aller voir des instances PeerTube, et à nous dire : ça ça marche, ça ça marche pas, en tant qu'utilisatrice, en tant qu'utilisateur, j'aimerais ceci ou cela... Cette expérience d'utilisation, elle est essentielle, ces retours ils sont vraiment essentiels en fait et ça peut vraiment permettre pour nous d'améliorer en fonction des gens... L'idée, nous... on est dans une grande feuille de route qui s'appelle Contributopia, l'idée c'est d'accueillir les contributions. Et le fait de dire, voilà, je ne sais pas faire un logiciel mais je sais m'en servir et là ça ne me convient pas et je peux vous expliquer comment, pourquoi... c'est une énorme contribution.

Théphile Kouamouo :

Alors est-ce que l'on peut dire aujourd'hui que le logiciel libre, qui est différent de l'opensource mais tu pourras en parler... Est-ce qu'on peut dire que c'est une utopie concrète, une alternative déjà existante à la domination des oligarchies, une expérimentation des communs ? Est-ce que l'on peut dire que l'on tient déjà quelque chose parce qu'il y a quand même dans ce monde du libre quelques victoires, quelques produits qui marchent, si l'on peut utiliser le mot produit... quelques utilités qui marchent ?

Pouhiou :

La plupart des serveurs dans lesquels y'a nos sites Internet, nos vidéos, etc. Tout ce qu'on va voir sur Internet... les serveurs sont sous Linux qui est quand même une des plus belles réussites du logiciel libre mais au niveau de nous, particulières et particuliers, tout simplement Firefox : Firefox est aujourd'hui le navigateur le plus puissant techniquement, le plus pratique à utiliser, il a des fonctionnalités... pour faire des captures d'écrans c'est génial, par exemple, et c'est un logiciel libre qui respecte vos données, qui ne vous espionne pas, à la différence de Google Chrome, de Apple Safari, ou de Microsoft Edge, par exemple. Donc voilà... VLC, le petit cône de chantier, c'est un logiciel libre français, on leur a proposé, ils en ont parlé récemment sur Reddit, on leur a proposé des millions pour inclure de la publicité dans VLC, ils ont refusé et quand on leur a demandé pourquoi ils ont dit : mais parce qu'on a des valeurs. Et c'est la différence ! En fait nous on a une équation : le logiciel libre c'est de l'opensource plus des valeurs, parce que l'opensource c'est une méthode de production neutre, politiquement neutre, c'est très efficace, on échange de la transparence contre de la collaboration, du coup le capitalisme s'en est emparé : Google, Microsoft, Facebook, ils sont à fond !

Théphile Kouamouo :

On a vu que Microsoft a racheté GitHub...

Pouhiou :

C'est une des manières dont, en effet, les grandes entreprises peuvent s'emparer de l'opensource, comme ça. Mais l'opensource, en fait, si je prends mon équation, que je la mets dans l'autre sens, c'est du logiciel libre sans les valeurs, sans cette éthique. La base du logiciel libre ce sont des personnes passionnées, qui à trois quatre heures du matin ou dans le dos du patron, vont aller coder des trucs pour la communauté, c'est du logiciel fait par les gens pour les gens. Et là on se retrouve dans les mêmes idées que pour les fameux circuits courts de l'agriculture raisonnée qu'on peut connaître par exemple.

Yanis Mhamdi :

On est complètement dans de l'économie solidaire en fait.

Pouhiou :

Ah mais totalement, totalement. Et les communs : on fait les choses ensemble etc. Et c'est vrai que pendant une certain temps le logiciel libre était parfois enfermé un petit peu dans sa sphère technicienne, on va dire, et on s'est vraiment rendu compte avec les révélations d'Edward Snowden et tous les scandales jusqu'à Cambridge Analytica, le scandale de Facebook, on s'est rendu compte qu'il fallait sortir de notre bulle, que nous avions des alter égos partout dans les milieux alter, dans les milieux militants, dans tout un tas de milieux, des personnes avec qui nous avions une convergence des buts et des valeurs...

Yanis Mhamdi :

Très bon jeu de mots !

Pouhiou :

Merci. Et du coup, allons tisser des ponts. Et c'est le principe de Contributopia, tu vois quand tu parlais d'utopie concrète, tu sais ce que c'est qu'une utopie ? C'est quelque chose qui existe en aucun lieu, mais... c'est ce que je fais tous les jours sur Internet, ce que je fais tous les jours sur Internet ça existe et ça n'est en aucun lieu. Votre émission, notre émission là actuellement, elle existe et elle est en aucun lieu.

Théphile Kouamouo :

Ou en tous les lieux possibles !

Pouhiou :

Exactement.

Théphile Kouamouo :

Alors merci beaucoup Pouhiou, nous vous encourageons à participer à ce crowdfunding, Le Média lui-même va créer son instance PeerTube si j'en crois ce que disent nos petits camarades technicos, en tout cas vous allez voir avec eux...

Pouhiou :

C'est une super nouvelle ! Et si vous avez besoin d'aide vous nous appelez, y'a pas de problème on est là !

28 juin 2018 : L’indépendance, ça s’achète ? (émission live lesjours.fr)

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=1BOJpz0ueB4

2018-06-28 Aude Lancelin - débat lesjours.fr.jpg

10'33

Florent Peiffer :

Aude Lancelin, lorsque Isabelle Roberts dit c'est le seul modèle économique qui fonctionne, le payant, j'imagine que vous n'êtes pas d'accord ? En l'occurence Le Média c'est un modèle gratuit, qu'est-ce qui vous a fait choisir ce modèle-là ?

Aude Lancelin :

Non, alors... je vous reprends justement, Florent, parce que Le Média n'est pas un modèle gratuit. C'est à dire qu'il y a un accès libre, vous pouvez vous connecter sur le site pour regarder des contenus sans payer. Mais en amont il y a des gens qui ont payé pour que Le Média existe, et qui continuent à payer, et qui sont ceux que l'on appelle les socios, qui sont en fait nos abonnés. Et plus que ça, qui sont voués à devenir des sortes de petits actionnaires dans le cadre d'une coopérative.

Florent Peiffer :

C'est un système de financement, mais on est d'accord qu'on peut aller gratuitement visiter Le Média, en accès libre ?

Aude Lancelin :

C'est un accès libre, mais évidemment il n'y a jamais d'information gratuite, c'est très important à comprendre. Et Le Média tire aussi partie de l'expérience des pure players lancés en France à la fin des années 2000, comme Médiapart mais pas seulement... Arrêt sur images... C'est à dire que le seule modèle sain c'est celui dans lequel vous devez tout à vos lecteurs, à ceux qui vous regardent, à ceux qui souhaitent votre existence, à ceux qui militent pour que vous existiez. C'est la seule chose qui soit vraiment viable à long terme. Moi, aussi bien la réflexion que mon expérience, m'ont appris que, à partir du moment, et c'est autant valable pour les actionnaires, les grands actionnaires venus de l'industrie, de la finance, que pour d'autres sources de financement, chaque fois que le renard a un pied dans le poulailler, il dévore tout, en réalité... à terme, évidemment les conséquences ne se paient pas toujours cash, pas dès le début. Mais, à partir du moment où des journalistes remettent leur destin entre les mains d'intérêts privés, on a de bonnes raisons de penser que ça va mal finir.

18'26

Florent Peiffer :

Aude Lancelin, je vous ai entendu dire à plusieurs reprises, et vous n'êtes pas la seule dans Le Média, que vous avez besoin de beaucoup d'argent pour faire de la qualité, de la quantité aussi, enfin je veux dire c'est un projet très ambitieux Le Média. Vous avez trouvé la solution à ça, ou vous la cherchez encore ? Est-ce que votre modèle économique est en mouvement ?

Aude Lancelin :

Oui, on a évidemment besoin de beaucoup d'argent parce que une chaîne télé c'est très cher, je ne vous apprends rien, et le modèle nous sommes en train de le construire pas à pas. Il n'est pas encore totalement viable. De toutes façons la structure principale, ce sera toujours les socios, l'engagement des socios, mais il n'est pas exclu d'avoir recours à d'autres formes de financement. La question de la pub a été évoquée : elle fait vraiment débat au sein de la rédaction, et au-delà, chez les socios avec qui nous sommes beaucoup en interaction.

Florent Peiffer :

Vous avez pas encore tranché sur la pub ? On en parlera tout à l'heure de la pub...

Aude Lancelin :

Elle est pas tranchée... une expérience sera probablement lancée à la rentrée mais ce ne sera de toutes façons qu'un test, et on ajustera en fonction des réactions, des résultats... Moi je ne pense pas que ce soit... à titre personnel, je ne pense pas que ce soit la solution idéale, voilà. Voilà. Mais bon... il s'agit de pub éthique, il s'agit pas de centrales de pub habituelles, mais enfin bon... c'est à voir. Mais il y a d'autres formes de financement aussi, nous venons de lancer un journal papier, un mensuel, 99%, qui permet de déployer la marque Le Média sur... de lui assurer une présence physique, de lui assurer un autre type de lectorat, parce qu'il y a des gens toujours très attachés au papier... et qui apporte à sa façon, lui aussi, un début de réponse à cette question du financement.

53'36

Florent Peiffer :

J'en profite pour rebondir, parce que vous avez parlé de publicité éthique tout à l'heure... choisir ses annonceurs ? Publicité éthique ?

Aude Lancelin :

Ca va être assez court ma réponse... je le répète, à titre personnel, je pense que l'on devrait essayer de s'en passer, de publicité, et j'espère convaincre la direction du Média de ce choix. Voilà. Pour les risques évoqués et parce que, à terme, il y a évidemment un danger théorique que les annonceurs pèsent sur les contenus, voilà. Chacun doit balayer devant sa porte.

Florent Peiffer :

Non mais tout à l'heure quand vous disiez publicité éthique... ça peut exister cette forme de... ?

Aude Lancelin :

Oui, c'est à dire des entreprises différentes, locales, qui partagent nos valeurs, voilà... mais avec ça il est certain qu'on aura pas des financements extraordinaires du tout.

1h06'16

Thibaut (public) :

Bonjour, je m'appelle Thibaut, je suis étudiant, j'avais une question pour Le Média : est-ce que vous êtes déjà en contact avec des annonceurs et est-ce que vous envisagez de faire du brand content ? On en a un peu parlé...

Aude Lancelin :

Vraiment, je suis la personne la moins bien placée pour vous répondre là-dessus, parce que je ne m'occupe pas du tiroir caisse du tout, au Média. Mais à ma connaissance rien... aucun contact n'est encore pris et rien n'est fait, c'est seulement en débat entre nous, entre la direction du Média et ses socios.

2 juillet 2018 : Création de la Société des journalistes du Média

Voir : Société des journalistes du Média.

Co-présidents élus : Aude Lancelin et Théophile Kouamouo, tous deux plutôt anti-pub.

Informations diverses

Wikipédia

Lien vers la page Publicité de Wikipédia, très fournie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Publicit%C3%A9.

Le femvertising (janvier 2018)

Information sur un programme de lutte contre les stéréotypes dans la publicité dans le deuxième journal du Média, le 16 janvier 2018.

La télé se goinfre à la malbouffe (mai 2018)

C'est le premier titre en page 2 du Canard enchaîné du 23 mai 2018 sur la campagne de lobbying des patrons de télés (Delphine Ernotte (France Télévisions), Gilles Pélisson (TF1) et les pédégés de M6, Lagardère Active, etc.) contre un amendement au projet de loi Agriculture et Alimentation pour rendre obligatoire le logo Nutri-Score (amendement qui sera bien sûr rejeté). On y apprend que l'alimentation (la malbouffe, donc) représente 20% du marché pub à la télé (première place), pour plus de 650 millions d'euros net par an.

Ce "pauvre" Pinault expie ses vilénies anti-Macron (juin 2018)

Premier titre, cette fois, d'un article en page 4 du Canard enchaîné du 27 juin 2018 à propos de la petite phrase de François Pinault : "Macron ne comprend pas les petites gens. J'ai peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes.". Rétropédalage très rapide du milliardaire en délicatesse fiscale avec l'Etat (enquête sur une filiale de Gucci en Italie). Tous les médias (sauf Le Parisien et Europe 1) évitent de parler de cette polémique qui pourrait coûter cher en pub, le groupe Kering étant l'un des plus gros annonceurs français !

Le caprice du prince (juillet 2018)

Quelques évocations de la publicité dans Le Monde diplomatique de juillet 2018 :

  • Dans l'édito de Serge Halimi, Le caprice du prince, sur les fausses nouvelles, la remarque suivante : "La détention des médias par des milliardaires amis du président de la République, l'intoxication publicitaire, l'étouffement financier des chaînes de télévision publiques ne font pas, eux, l'objet d'une proposition de loi.".
  • En page 2, Accident de poussette, Pierre Rimbert : sur le passage de Mathieu Laine (société de conseil Altermind) dans la matinale de France Inter le 15 juin, remarque que cela revient à "bénéficier de vingt minutes de publicité gratuite". Publicité facturée 10 000 euros les trente secondes pendant cette tranche horaire !
  • En page 3, Les enfants gâtés du supermarché. L'auteur (Louis Pinto) y qualifie la notion de société de consommation d'outil de dépolitisation :
La notion propose une vue synthétique de nos sociétés centrée sur un attribut jugé essentiel, celui de la consommation, présumé concerner tout le monde : elle substitue au sujet politique qui délibère collectivement des orientations économiques et sociales un sujet économique qui optimise ses achats.
  • En page 28, Le spectateur impatient, Gérard Mordillat :
Ce spectateur impatient est une création des publicitaires ; du désir mortifère de vendre. Et, pour vendre, il faut faire saliver et distraire. La méthode est aussi simple que le dressage du chien d'Ivan Pavlov : on exhibe un instant le produit (superproduction ou candidat à l'élection), le spectateur ou le citoyen, comme le chien, salivent, puis on le soustrait aussitôt à leur regard pour provoquer frustration et désir. Ce qui vaut pour n'importe quel produit alimentaire, ménager ou de service vaut désormais de la même manière pour le cinéma, la télévision et le politique. ... Il ne veut surtout rien rater de ce qui se passe sur les autres chaînes ; ne serait-ce que pour amortir l'abonnement aux 325 canaux des programmes. Il lui faut tout voir et, en voyant tout, ne plus rien voir, ne plus rien entendre, ne plus rien comprendre sinon la pub (images et messages), axe central et colonne vertébrale de toutes les politiques éditoriales des chaînes privées et publiques. M. Patrick Le Lay (patron de TF1) avait fait scandale en affirmant que sa tâche de diffuseur était de "rendre disponible" le cerveau du téléspectateur, "c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages". Pour une fois qu'un responsable de chaîne parlait sant détour, on aurait dû l'applaudir, au moins pour sa franchise.

Publireportages (juillet 2018)

En page 7 du Canard enchaîné du 4 juillet 2018, dans la rubrique "Canard + plus" : sur le site Internet de Challenges, chaque jour des articles positifs sur Renault depuis que le groupe est entré au capital du magazine (à hauteur de 40% en décembre 2017). Conclusion :

Encore un effort et "Challenges" va s'appeler "Losange" !

Messages de socios

10 juin 2018 : Pol

Combien la publicité pourrait rapporter au Média ?

Le Média est un média audiovisuel (le seul indépendant des puissances financières et de l’État) qui dépend pour l'instant principalement de Youtube pour sa diffusion.

Google génère du profit très majoritairement grâce à la publicité et Youtube presque exclusivement, en reversant 55% (chiffre à discuter...) des profits aux producteurs de contenu. AdSense est la régie publicitaire de Google (et donc de Youtube).

L'unité de compte des revenus publicitaires pour Youtube c'est 1000 vues. Difficile de savoir combien 1000 vues rapportent en publicité... ça irait de moins de un euro (pour les petites audiences) à plus de deux (pour les très grosses audiences)... Donc si l'on prend les chiffres du Média (10 juin 2018) : 4,5 millions de vues depuis le 15 janvier représenteraient de moins de 4500 euros à plus de 9000 euros, bien loin des plus de 150000 euros annuels avancés le 14 mai 2018 ! Prenons généreusement 2 euros pour 1000 vues. En socios à 5 euros par mois sur 5 mois (25 euros) ça donne 360 socios (9000/25). En socios à 20 euros ça ne fait plus que 90 socios...

La publicité pourrait donc rapporter l'équivalent du financement de 0,5 % à 2 % des socios.

Est-il vraiment pertinent de lancer un sujet aussi clivant pour les socios que la publicité sur le Média autrement que par des débats et des enquêtes publics, qui généreront de l'audience ? Du point de vue des valeurs du Média d'abord, bien sûr, mais également financièrement...

30 juin 2018 : blub

(Message publié sur le mur des socios)

[coupure pub]

«Ne pas philosopher, c’est encore philosopher» Ne pas être -philosophiquement contre la pub- n’est pas preuve d’ouverture d’esprit.

Avant les milliardaires, dans la presse limite underground, existait la rubrique “copinage“ qui faisait la promotion gratuitement d’activités amies.

On perd son moteur à faire commerce de l’amitié au nom de la notoriété… et j’y tiens à votre moteur !