Demandeurs d'emploi en France

De Le Média
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La protection sociale

L'indemnisation des demandeurs d'emploi fait partie de la protection sociale des salariés et des citoyens.

Demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi

La catégorie A : Les personnes en recherche d'emploi n'ayant pas travaillé dans le mois.

La catégorie B : Les personnes ayant exercé une activité réduite courte (78h ou moins dans le mois).

La catégorie C : Les personnes en activité réduites longue (plus de 78 heures dans le mois).

La catégorie D : Regroupe les personnes demandeurs d'emploi qui sont en formation, en contrat de sécurisation professionnelle, les maladies. Un biais statistique avec les maladies et les formations qui sont de vrais demandeurs d'emploi et devrait être comptabilisé dans les demandeurs d'emploi des chiffres officiels.

La catégorie E : Regroupe les demandeurs d'emploi en contrat aidés et en création d'entreprises. Encore un biais sur les statistiques, les contrats aidés devraient-être en catégorie C pour plus de cohérences.

Inscrits demandeurs d'emploi par catégorie de janvier 1996 à août 2018
Note pôle emploi refonte des motifs d'inscription

Pour s'inscrire comme demandeur d'emploi, il est nécessaire d'être à la recherche d'un emploi.

Le rôle de pôle emploi est d'inscrire comme demandeur d'emploi, de déterminer les droits à l'indemnisation, de verser les allocations et de faire profiter, si les demandeurs y ont droit, des mesures qu'elle met en place pour favoriser le retour à l’emploi.

Certaines conditions sont exigées pour l'inscription :

Etre à la recherche d'un emploi, Accéder au marché du travail, Etre en règle avec leur situation pour les étrangers. Nul ne peut être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi, quelle qu'en soit la catégorie ou y être maintenu, s'il n'est pas à la recherche d'un emploi.

Circulaire de la Direction de la Sécurité sociale n° 82-10 du 22 mars 1982 : "La recherche d'un emploi est plus qu'une condition, elle en est la raison. Ni la possibilité d'obtenir l'indemnisation du chômage, ni la recherche d'avantages sociaux ne sauraient lui être légitimement substituées".

Que nous disent les chiffres du central informatique de Pôle emploi sur les inscrits demandeurs d'emploi de 1996 à 2018 ?

Cumul des inscrits demandeurs d'emploi de janvier 1996 à août 2018
Demandeurs d'emploi inscrits en métropole de janvier 1996 à juin 2018
Demandeurs d'emploi inscrits dans les DOM de janvier 1996 à juin 2018

Avant 1999

De 1995 à 1997 c'est la gouvernance libérale d'Alain Juppé. Sur l'année 1996 le nombre d’inscrits est en croissance et atteint 4 500 000.

Mi 1997 c'est la mise en place d'un gouvernement de cohabitation. De 1997 à 1999 les nombre d'inscrits demandeurs d'emploi se stabilise vers 4 500 000.

De mi 1999 à mi 2001

Les 35h cela à fait 900 000 inscrits comme demandeurs d'emploi en moins en deux ans.

Un très bon complément d'analyse peut-être lu ici

C'est la première déflation importante des inscrits demandeurs d'emploi et elle est structurelle aux organisations d'entreprises (grâce au code du travail).

De 2002 à 2004

C'est à nouveau un gouvernement à gestion libérale et le nombre d’inscrits demandeurs d'emploi passe de 3 600 000 à 4 400 000.

Début 2005

C'est le commencement du «Papy boom» et la déflation des inscrits demandeurs d'emploi recommence. C'est aussi le refus de la constitution européenne et de sa politique libérale du tout marchand...

C'est la deuxième déflation et elle est démographique.

2005 Début du départ à la retraite de «Papy boom»
La démographie de 2015 en nombre

Et la démographie actuelle :

Répartition démographique à janvier 2018
La démographie à janvier 2018 en nombre

Différence entre la population de Janvier 2018 et celle de 2005 :

Comparaison sur la mortalité de la population générationnelle entre la démographie de janvier 2018 et celle de 2005.  Bleu ciel nouvelle génération d'hommes. Rouge clair nouvelle génération de femmes. Moutarde foncée population d'hommes décédés (ou émigrée ?). Turquoise foncée population de femmes décédées (ou émigrée ?).
Comparaison des démographies de janvier 2018 et 2005

Nous voyons bien que nous sommes dans le "Papy boom", avec 350 000 hommes et 400 000 femmes qui sont en situation de retraite chaque année depuis 10 ans. Cela fait un différent de 100 000 pour les hommes et pour les femmes.

Si l'on considère que les femmes et les hommes sont en situation de travail, cela fait 7,5 millions d'emplois de libérés en 10 ans, ce qui correspond à la population des 20-30 ans.

Avec un excédent de 200 000 sur 10 ans, c'est l'équivalent de 2 000 000 d'emplois en plus grâce aux départs en retraites pour les inscrits demandeurs d'emploi.

Début 2008 mise en place de la flexibilisation des emplois de la politique libérale

L'inflation des inscrits demandeurs d'emploi recommence.

Alors que l'on nous bassine avec la dette de l'état (qui est la conséquence des allègements d'impôts et de l'évasion fiscale de nos gros rentiers), avec ici un complément pédagogique sur le fonctionnement bancaire, c'est la mise en place du libéralisme/néolibéralisme des oligarques assumé en France avec la loi de la modernisation de l'économie de Christine Lagarde. C'est aussi la revanche des rentiers sur le refus de la constitution européenne par les citoyens.

C'est du Tatchérisme 30 ans après pour la France avec Nicolas Sarkozy.

Ce sont les libéraux à la tête du partie socialiste avec François Hollande, et qui sont alliés aux partis de droite dans l'hémicycle du gouvernement européen.

C'est encore la fameuse modernisation macronienne...

En 10 ans on passe d'un peut moins de 3 millions 600 mille à plus de 6 millions 500 mille inscrits demandeurs d'emploi alors que le "papy boom" s'amorce en 2005 et provoque une deuxième baise de la précarisation salariale de 800 000 en 3 ans et 6 mois. C'est 80% d'augmentation du nombre d'inscrits demandeurs d'emploi en 10 ans...

Précarisation des salariés de plus de 45 ans

Demandeurs d'emploi de plus de 45 ans inscrits en catégorie A, B, C, D de janvier 1996 à mars 2018
Demandeurs d'emploi de 30 à 45 ans inscrits en catégorie A, B, C, D de janvier 1996 à mars 2018
Demandeurs d'emploi de moins de 30 ans Catégorie A, B, C et D de janvier 1996 à mars 2018

Comme on peut le voir avec ces dernières statistiques des données brutes du central informatique de Pôle emploi (non truqués statistiquement), après une forte baise avec les 35h, puis le papy boom pour aboutir à 1 200 000 en 2008, l'inscription des jeunes de moins de 30 ans, avec un peu moins de 2 millions de demandeurs d'emploi, est revenu au même niveau qu'il y a 20 ans. Soit environ 0% d'augmentation en 20 ans. Alors que maintenant celui des plus de 45 ans est sur 2 200 000 et est autant problématique (non cotisation de retraites et prolongation de l'activité sur le marché du travail qui freine le renouvellement salarial avec les départs en retraite) que celui des jeunes en proportion, sachant qu'avant 2008 le niveau des inscriptions était sur une base de 0.8 Millions... Soit 175% d'augmentation en 20 ans. Pour ce qui est de la population des 30 à 45 ans elle est passée de 1 800 000, après les baisses des 35h et du pappy boom à 1 500 000, à 2 400 000. Soit 33% d'augmentation en 20 ans.

En 2018 les plus de 45 ans représente 33% des demandeurs d'emploi, les 30-45 ans 37% et les moins de 30 ans 30%, alors qu'en 1996 les plus de 45 ans représentaient 21%, les 30-45 38% et les moins de 30 ans 40% des inscrits demandeurs d'emploi avec 80% d’augmentation du nombre.

Demandeurs d'emploi inscrits de plus de 45 ans par sexe sur la période de janvier 1996 à mars 2018
Demandeurs d'emploi inscrits de plus de 45 ans par niveau de formation sur la période de janvier 1996 à mars 2018
Demandeurs d'emploi inscrits de plus de 45 ans par niveau de qualification sur la période de janvier 1996 à mars 2018
Demandeurs d'emploi inscrits de plus de 45 ans par ancienneté demandeur d'emploi sur la période de janvier 1996 à mars 2018
Cela confirme que c'est la mise en flexibilité des emplois qui est un coût supplémentaire pour la société. Actuellement c'est 1/3 minimum en plus d'indemnisés à l'assurance demandeurs d'emploi, comme on peut le voir avec :
le nombre d’indemnisés
Montant mensuel brut des allocations d'assurance versée aux demandeur d'emploi
Répartition des indemnisations d'assurance demandeurs d'emploi 2018

Il faudrait rajouter à cela le RSA.

La flexibilité des emplois qui profite aux placements financiers comme on peut le constater à la bourse et avec les rentes de nos milliardaires. Ceux-ci se désengagent de toute contributions au niveau de l'assurance (charges sociales) ou de l'impôt avec les allègements fiscaux (paradise papers) et la fraude fiscale (panama papers).

Alors pourquoi axer la communication médiatique sur l'emploi des jeunes et leur formation ?

En 2014 les grands groupes ont été allégé de 3,2 milliards de contributions de formations pour les salariés, un financement à auteur de 200 000 000€ a été reporté sur les petites structures patronales.

Les grands groupes reportent les prélèvements des moyens de finances de la formation des salariés vers les petites structures d'employeurs, ou pire maintenant c'est sur les moyens des salariés dans leur liberté d'évolution professionnelle personnelle. Avec la complicité de leaders de syndicats de salariés corrompus par compromissions professionnelles de carrière...

Les contribuables mettent de plus en plus la main à la poche sur ces formations. Et le choix des typologies de formations et le contrôle des volumes est dans les mains de la finance qui en profite en fonction de leurs placements.

Ces moyens de la formation sont détournés du financement des formations des salariés en activité vers les demandeurs d'emploi. Les grosses entreprises «déshabillent Paul pour habiller Jacques» en fonction de la rente.

En France nous avons un gros problème de monopôles avec les possédants des moyens de finances qui engendrent un conflit d'intérêts et une destruction de la société et des entreprises de production.

Analyse des inflexions historiques de 1996 à 2017

image chronologique des événements politiques et des variations des inscrits demandeurs d'emploi
Analyse des événements politique et de la variation des inscrits actualisés à Pôle emploi

Avec la mortalité en France.


Analyses fines

Femmes/Hommes

Cumul des catégories de demandeurs d'emploi inscrits en Fonction des ages et des sexes

L'égalité professionnelle dans la précarité a été bien gérée puisque les hommes ont rattrapé les femmes depuis 10 ans.

Effet de la précarisation sur la création d'entreprises de la catégorie E

Les 15 départements où le nombre de demandeurs d'emploi inscrits est le plus important en Avril 2018
Les 15 départements où le nombre de demandeurs d'emploi inscrits est le moins important en Avril 2018
Les 15 départements où le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A+B+C+D est le plus important en Avril 2018
Les 15 départements où le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie E est le plus important en Avril 2018

Nous remarquons d'abord que la précarité salariale se concentre autour des grandes agglomérations. Donc en proximité d'emplois potentiels. Alors que l'on s'imagine que la création d'entreprise se ferait homogènement comme le prétendent nos médias mainstream, nous remarquons que la création d'entreprise pour les demandeurs d'emploi se fait dans le périmètre des lieux de grande précarité salariale. Y aurait-il un lien entre désespoir salarial et création d'entreprise ? Quiz de la réussite entrepreneuriale ? Cela nous montre que cette restructuration du salariat pour l'instant profite aux entreprises avec des externalisations des activités des collectivités et le sacrifice de la protection sociale. Mais lorsque l'on regarde les secteurs qui ont le vent en poupe, nous pouvons remarquer qu'avec les nouvelles réformes le pouvoir d'achat et de financement des services diminuent fortement pour l'état (baise des impôts des plus riches) et la protection sociale (suppression des cotisations sociales des salariés que nos médias mainstream appellent charges patronales).

Les retraités

Avec la loi de modernisation de l'économie le nombre de demandeurs d'emploi explose, alors que la démographie du "papy boom" est largement favorable, le recul de la retraite à 62 ans et des trimestres avec les modifications en 2003, 2010, 2014 sont aussi visibles.

Actuellement le "papy boom", avec la mortalité plus importante des plus de 50 ans, rattrape toute cette mauvaise gestion.

Demandeurs d'emplois entre 30 et 40 ans de janvier 1996 à Décembre 2017
Demandeurs d'emplois entre 40 et 50 ans de janvier 1996 à Décembre 2017
Demandeurs d'emplois entre 50 et 60 ans de janvier 1996 à Décembre 2017

Ils font financer le début des retraites des plus de 60 ans par l'assurance à l'emploi.

Demandeurs d'emplois de plus de 60 ans hommes de janvier 1996 à juin 2018
Demandeurs d'emplois de plus de 60 ans femmes de janvier 1996 à juin 2018
Montant moyen des indemnisations par tranche d'ages mars 2016 mars 2017
Evolution des cadres demandeurs d'emploi avec la courbe des 55-60

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Et il y a une grosse croissance depuis 2017 de la précarité des vieux qui redemande un emploi pour vivre.

Précarisation des plus de 65 ans depuis 2017


Actuellement 350 000 des plus de 60 ans sont avec des gros salaires dans l'ensemble...

Si on estime une indemnisation moyenne à plus de 2 000€ pour la moitié des plus de 60 ans demandeurs d'emploi, cela fait plus de 350 Millions d'€ par moi de financement des retraites sur le régime assuranciel des demandeurs d'emploi.

Soit plus de 4,2 Milliards d'€ par ans !!!

Vu la pente linéaire sur 10 ans cela fait 10 * 4,2 /2.

C'est environ plus de la moitié du déficit de l'Unédic...

La majorité de ces retraités votent pour les gouvernances libérales/néolibérales alors que cette gestion les pénalise sur leurs moyens de retraite et pour gérer leur précarité salariale !

Inscrits demandeurs d'emploi de plus de 58 ans par catégories de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi de plus de 58 ans par ancienneté d'inscription de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi de plus de 58 ans par qualification de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi de plus de 58 ans par sexe de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi hommes de plus de 58 ans par catégorie de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi hommes de plus de 58 ans par ancienneté d'inscription de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi femmes de plus de 58 ans par catégorie de janvier 1996 à mars 2018
Inscrits demandeurs d'emploi femmes de plus de 58 ans par ancienneté d'inscription de janvier 1996 à mars 2018

Le seul moment où la gestion de la protection sociale a été favorable aux retraites, c'est avec le début du papy boom de 2005 à 2008, et cela n'a rien à voir avec le libéralisme/néolibéralisme des oligarques qui eux ne modifient le système de nos retraites que pour garantir le rendement de leurs actions et placements comme on peut le voir avec les graphiques ci-dessus et le comprendre avec le lien http://www.gauchemip.org/spip.php?article9674...

Bilan

C'est la génération de la gouvernance de la France qui a entre 55 et 70 ans qui est responsable de ce qui nous arrive avec son endoctrinement médiatique au modèle américain.

L'argent des retraites a bien été provisionné par les régimes de retraites.

Mais l'ingérence du placement financier dans le monde politique, dans les gouvernances de l'état et du mutualisme associatif de la protection sociale, plonge ce système à la faillite. Pourtant ces rentiers ont utilisé ces réserves financières pour leur enrichissement personnel (détournements des moyens du mutualisme par des politiques d'achats préférentielles, mise en prestations à coût exorbitants, financiarisations des réserves pour les rentiers, etc.). Jospin à fait perdre 10% de cet argent pour aider des milliardaires sur des placements financiers à risques que sont les fonds de pension. Sarkozy, Hollande et Macron ont continué avec des reversements de régimes privés et de nos politiques et poussent ainsi ces régimes à la faillite pour privilégier le placement. Rien dans la presse «mainstream» sur l'origine de ces pertes conséquences du placement financier, alors que l'état leur a attribué 500 Milliards d'€ pour les sauver et sans contre partie (et là il n'est pas question de dettes!).

Donc le gouvernement cherche à baisser les retraites, pour encore augmenter les rentes financières, à culpabiliser les demandeurs d'emploi de l'enrichissement de nos actionnaires et de la mauvaise gestion des retraites à cause des rentiers. L'analyse des cadres syndiqué CGT

Les salariés ne sont pas assez précaires pour la rente financière et les rentiers, et leur mauvaise gestion dans les régimes de protection sociale n'est jamais pointée du doigt c'est à l'image de l'histoire qui est narrée par Mario Sousas hemsida ou youtu.be/iUIzSVgLghQ Vidéo synthétique sur le sujet.

Que nous disent les chiffres sur l'indemnisation

Indemnisations de mars 2006 à mars 2017

Le nombre d'indemnisés a augmenté de plus d'un tiers en 10 ans, alors qu'il était sur une forte baisse avant à cause du «Papy boom».

On peut comprendre pourquoi les dividendes explosent en France, et que les déficits de l'Unédic et de l'état se creusent.

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie D (formations) est important et non comptabilisé dans les chiffres des demandeurs d'emploi officiels.

Comment les politiques utilisent les catégories pour manipuler l’opinion et imposer les politiques libérales pour nos gros rentiers et pour les multinationales ?

Pour commencer lire ce lien montrant comment on truque les chiffres ?

À ceci il faut rajouter les critères des catégories qui sont une variable d'ajustement, en modifiant les critères, sur le nombre réel de demandeurs d'emploi et de travailleurs précaires…

Aussi lire ce lien sur les propositions foireuses d'emplois des sous-traitants de pôle emploi

Comment les gouvernants et les gros rentiers arrivent-ils à cacher toutes ces informations ?

Ou comment des groupes financiers spécialistes de l'achat/démantèlement/revente d'entreprises infiltrent l'administration d'état et la protection sociale, pour contrôler l'information sociale, les pouvoirs de gouvernances et détourner ces moyens à leur profits ?

La sécurité sociale, pôle emploi, les impôts, la cours des comptes, l’Insee, les régions, etc. pour fonctionner et s'organiser font appel à des cabinets de conseils et de la sous-traitance à cause de la diminution de personnel.

Seulement beaucoup de ces cabinets conseils et des sous-traitants sont des propriétés des grands groupes financiers spécialistes de l'achat, démantèlement, revente d'entreprises.


Ces groupes jouissent d'un trafic d'influences auprès des parties de droite, du PS et du FN, des comités de gouvernances des administrations et de la protection sociale. Ils étendent même leurs tentacules jusque dans les gouvernances de certains syndicats de salariés.


Prenons l'exemple très pédagogique du groupe bien connu Capgemini. Fusion de Cap Gemini et Ernst & Young Consulting en 2000. Celui-ci propose les organisations, les études budgétaires, et dispose de sous-traitances avec ses filières dans les différents établissements de l'état ou associations de la protection sociale de la société. Le Directeur général du groupe est Paul Hermelin encarté au PS et bras droit bien connu de Hollande. Ce groupe préside au MEDEF. On peut aussi remarquer les liens avec la direction CFDT comme avec Philippe Grangeon.


Cas d'école Capgémini avec l'Unédic devenu pôle emploi :

Depuis maintenant plus de 20 ans, c'est ce groupe qui organise et conseille le système d'assurance des demandeurs d'emploi, de remontés des statistiques réelles des inscrits pour l'état, et maintenant du placement (pour les employeurs) et des formations des demandeurs d'emploi.

Le comité directeur actuel de l'informatique de pôle emploi est composé à plus de 50% des anciens de ce groupe, et le recrutement interne inclut fortement des anciens des filiales de ce groupe pour le pilotage de l'activité.

En 2011 l'ancien directeur de l'informatique de pôle emploi en fonction a bien précisé, dans une synthèse au cigref sous la plume capgéminienne (conflit d’intérêt flagrant), que le but de ces réorganisations étaient de faire gagner 7.3M€ aux groupes de ce secteur de marché qu'est l'informatique.

Et le choix des produits informatiques (ex: SIRHIUS, l'abandon progressif des infrastructures internes aux produits marchants, etc.), de la mise en prestation (pour trois fois plus cher qu'un traitement interne) est sous leur contrôle.


Actuellement pôle emploi est secoué par une lourdeur administrative consécutive à la sous traitance abusive et à leur organisation. Des dysfonctionnements de plus en plus importants de fonctionnement interne sont les conséquences de ces organisations. Les déficits plongent…

Des professionnels (exemple des experts de l'open source) sont écartés sur des activités de paupérisations. Ou mis à l'écart, et isolés, pour les contestataires/rebelles de cette transformation. Le but est de tout transformer en produits marchants pour une financiarisation extérieure vers nos rentiers.

Le Bilan social est une catastrophe avec 11 morts (dont des suicides à domicile) de 2015 à 2016 plus une maladie professionnelle psychiatrique dont l'employeur est reconnu responsable.

Décès à la Direction des Systèmes d'Informations de Pôle emploi (Effectif 1 600 environ)
Absentéisme à la direction des systèmes d'Information de Pôle emploi de 2014 à 2016
Maladies professionnelles à la Direction des Systèmes de l'Information de Pôle emploi de 2014 à 2016

Quiz du financement de tout cela ?

Et de la contribution sociale et financière de Capgemini à notre société civile ?

Conclusions

Les 35h c'est 900 000 inscrits demandeurs d'emploi en moins.

Le papy boom cela a été 800 000 inscrits demandeurs d'emploi en moins.

A chaque politique libérale nous avons une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi.

En dix ans avec une politique ultra libérale, nous sommes passé de 3 500 000 à 6 500 000 inscrits demandeurs d'emploi. soit 80% d'augmentations...

L'ingérence des rentiers dans les gouvernances du mutualisme à la Française est un antagonisme à l'économie sociale et solidaire


La cause c'est que comme nous avons une mauvaise gestion des retraites (l'approvisionnement financier a été fait par les cotisants, mais l'ingérence de la finance à tout détournée et l'a perdu dans le casino de la bourse, plus du trafic d'influence pour faire reprendre aux salariés des régimes financiers privés de nos rentiers, sur les achats et la mise en prestations ou des avantages pour nos élus), et que le placement financier ne veut pas contribuer a son financement.

Le monde de la finance précarise dans le marché du travail les plus de 45 ans pour qu'ils ne puissent pas revendiquer leur droit à la retraite et donc qu'ils ne soient plus ou peux indemnisés. Ils détournent l'attention sur les jeunes demandeurs d'emploi, qui eux sont dans des situations salariales plus précaires avec la concurrence de leurs aïeux des 30 glorieuses, pour que l'on ne remarque pas la réalité de leur stratégie sur les plus de 45 ans.

En plus ils en profitent pour faire financer la formation des jeunes salariés par les contribuables et avec les moyens des autres salariés ou des PME/PMI. C'est la baisse de 3,2 milliards des grands groupes dans leur contributions sur la formation en 2014.

Ils profitent aussi de cette situation pour détourner les budgets du mutualisme de la protection sociale française à leur profit dans le secteur financiarisé marchand (Exemple des 10% de la trésorerie de l'agirc placé sur les patates chaudes de la finance américaine des fond de pensions Américains par Jospin, les rachats foireux de régimes privés imposés par Sarko à l'arrcco, etc.).

Ce sont toutes les actions actuelles des ordonnances de Macron en fusionnant ce qui reste de régimes de retraites pour siphonner les restes de réserves financières mutualistes.

C'est à l'image de ce qui se passe pour les hôpitaux, l'enseignement, l'état et la réglementation du travail, la SNCF. Et le bon exemple du rachat de la compagnie aérienne italienne par air france https://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/23/deficitaire-alitalia-cherche-des-investisseurs_3482618_3234.html et maintenant c'est aux salariés d'Air France de payer les magouilles, rentabiliser les investissements foireux, pour sauver les copains et amis rentiers dans la finance.

Alors qu'ils avaient un contexte économique très favorable démographiquement pour une reprise de l'activité depuis 2005, avec la preuve sur la crise économique de 2007-2009 qui a eu peux d'effet en France (sauf sur la perte de leurs placements de l'argent du mutualisme pour leurs enrichissements), leur mise en place d'une politique ultra libérale oligarchique en 2008 se trouve être la cause de l'explosion de la précarisation salariale et de la gestion déficitaire de la protection sociale et de l'état.

On peut voir la pression exercée par la population des retraités qui ont financiarisé leurs retraites dans le placement (artisans, rentiers, professions libérales, etc.). Qui eux pressent la population active à assurer leur niveau de rentes de retraités, d'où la précarisation des salariés et des locataires de l'immobilier. Et on comprend aussi le sacrifice du mutualisme des salariés pour assurer le revenu de ces rentes du placement.

Les seuls bénéficiaires de cette situation étant le CAC40 et les rentiers. Par contre les pénalisés du système ce sont les citoyens dans une large majorité et la France.

Quand la CGT parle du coût du capital, là on est tout à fait dedans.

Nos Dirigeants politiques sont soit des incompétents, soit des corrompus à la finance de rentes.

Ce qui est plus inquiétant, c'est que presque rien n'est sortie sur ces éléments dans la presse mainstream. Et s'ils continuent comme cela c'est la France qui sera à genou économiquement et sous contrôle de quelques familles de rentiers, donc plus indépendante et démocratique.