Suggestion:L'Echo Agro

De Le Média
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(22 votes)
L'Echo Agro
Idée d'émissions
Proposition de titres
Type d'émission Interview
Débat
vulgarisation
Thèmes Agriculture
Écologie
Nature
Économie
Société
Supports
Durée 01:15:00
Emission interactive oui
Lieu de tournage Maison de campagne
Durée de tournage Une semaine
Description courte Débattre et vulgariser les grandes problématiques actuelles de l'agronomie avec 4 intervenants
Informative 0
Éducative 0
Divertissante 0
Originale 0
En direct non
Nombre d'émissions 5
Periodicité Mensuelle
Présence du public
durant le tournage
non
Coût minimum 25 000 €
Coût maximum 150 000 €
Age minimum 10 ans
Age maximum
Idée de Magali Waechter
Contributeurs Elie
Documentation

Avant-Propos

Suite à un entretient au siège du Media entre Sophia Chikirou et Elie début Janvier, il apparaît que la forme de l'émission présentée ci-dessous, bien qu'intéressante, soit trop complexe et trop coûteuse à mettre en place pour le moment. Le projet se concentre désormais sur format talk (débat) de 1h ou des acteurs de la santé, de l'écologie, de l'agriculture ou de l'économie se réuniront autours d'une table pour déguster un plat/aliment emblématique d'une problématique actuelle. Ils en discuteront sont histoire culturelle, culinaire, génétique, agricole et écologique. Un très bon exemple serait un épisode sur le pain. On pourra parler bien entendu de l'importance culturelle de cet aliment comme base de notre alimentation, des processus biologiques de la fermentation, mais surtout de toute l'industrie céréalière qui se cache derrière.

Tant que ce nouvel axe n'a pas été pleinement discuté avec la direction, je vous laisse l'ancienne version ci-dessous qui vous donnera un bon aperçu des différentes thématiques que l'ont souhaitera aborder.

De quel type d'émission s'agit-il ?

Emission de débat et interview axée sur la vulgarisation de grands concepts agronomiques (pas en direct).

Y aurait-il du public ?

Non.

Quel est le public attendu ?

On cherche à toucher les personnes qui s'intéressent à la transition écologique et à sa faisabilité, les sceptiques et optimistes sur le sujet afin de les faire dialoguer. Pour le media, c'est aussi l'occasion de faire une émission qui parle de la France rurale et de ses réalités.

Quelle est la durée de votre émission ?

1h15 +/- 5min 5 min d'introduction, 25 min de présentation et interview des intervenants (5 min par intervenant), 45 min de débats.

Quelle serait la périodicité de diffusion ?

Mensuel, bi-mensuel au mieux.


Quel est le contenu détaillé de votre émission ?

Chaque émission aborderait une thématique importante, illustrée par 4 acteurs qui nous inviteraient d'abord sur leur lieu de travail, avant d'être réunis pour débattre du sujet.

En introduction une courte séquence de 5min en motion design (de préférence mais on privilégiera certainement la stop motion pour cause de budget) présenterait des chiffres et études, définirait/vulgariserait les principaux termes du sujet et enfin donnerait la problématique de l'épisode. Cette petite pastille pourrait être diffusée sur internet car elle se suffit à elle-même. Elle pose de nombreuses questions et invite le spectateur à aller voir l'émission en entier pour obtenir certaines réponses.

ex : pour le premier numéro qui parle de la vie du sol et des écosystèmes, on parlerait d'abord des chiffres de l'INRA sur la diminution de la biodiversité et des rendements liée à l'utilisation d'intrants de synthèse, puis on définirait (avec des schémas simples) les termes "écosystème" et "sol". On laissera les intervenants aborder les notions de service écosystémique, de désertification des sols, de semis-direct etc.

A chaque fois, il y aurait parmi les intervenants au moins un agriculteur (et pas forcément bio !). Les 3 autres intervenants seraient choisis en fonction du sujet, souvent des agronomes ou écologues, mais ils peuvent être des acteurs plus extérieurs aux problématiques agricoles (distribution, transformation, consommateur, homme politique, économiste...). On essaiera de favoriser les intervenants féminins et plus jeunes qui sont souvent sous-représentés dans ce domaine.

En première partie d'émission, les intervenants accueilleraient le présentateur chez eux ou sur leur lieu de travail, se présenteraient, donneraient leur vision du thème de l'émission et montreraient ce sur quoi ils travaillent actuellement : que ce soit des recherches, une technique agricole, une variété, un projet...

En deuxième partie d'émission, le présentateur rythmerait le débat et poserait des questions. Les intervenants seront également choisis pour avoir des opinions en partie contraire mais ayant suffisamment de point communs entre eux pour pouvoir exprimer leurs divergences de manière constructive. Si polémique il y a, on pourrait choisir un contre, un pour et 2 neutres.

Il serait important de mettre les problématiques et difficultés des agriculteurs (bio et conventionnels) en avant. Qui dit bio ne veut pas dire agro-écologie, qui dit conventionnel ne veut pas dire pesticides à gogo et destruction des écosystèmes. Il faut apporter de la nuance et cesser de stigmatiser cette profession afin de lutter contre certains préjugés. Prendre connaissances de leurs problèmes de tous les jours, c'est aussi un premier pas pour apporter des solutions concrètes.

On cherchera également à parler de développement local, des autres acteurs de la ruralité : consommateurs, riverains, élus locaux etc.

En quoi votre émission est-elle informative ?

Il s'agit avant tout de sensibiliser le spectateur aux différentes réalités du monde agricole :

  • des réalités scientifiques : désertification du sol, baisse de la biodiversité, des rendements en conventionnel ; notion de service écosystémique (comment la biodiversité peut augmenter les rendements si on laisse un équilibre s'installer) ;
  • des réalités sociales : le taux de suicide affolant chez les agriculteurs ; la façon dont la grande majorité des agriculteurs apprennent à soutenir le système actuel sur les banc des lycées et facultés (parler de l'éducation) ; le dialogue de sourd entre agronome et producteur ; le cynisme grandissant des agriculteurs conventionnels ; les permaculteurs ne sont en général pas issus de familles agricoles ; tous les systèmes dit de "permaculture" ne sont pas les mêmes.
  • des réalités économiques et politiques : dénoncer la perversité du système agro-industriel, de l'industrie laitière ; l'historique du crédit agricole et comment les agriculteurs sont passés de producteurs indépendants à salariés de l'UE ; mais aussi les évolutions de la PAC (en bien ou en mal) ; les mouvements locaux et des collectivités territoriales qui vont à l'encontre de la politique nationale (agriculture urbaine, division et redistribution du foncier).

On ne compte plus les exemples de terres qui revivent suite à leur abandon ou à l'apport de matières organiques et force est de constater que leur productivité est impressionnante.


En quoi votre émission est-elle éducative ?

Le but de l'émission est d'aiguiser l'esprit critique du spectateur à travers les débats mais également de le pousser à trouver sa propre opinion sur le sujet en écoutant auparavant les différents acteurs séparément lors des interviews à domicile.

Cette émission a également un rôle informatif de l'ordre de la santé publique. On cherche à faire prendre conscience que non seulement un changement est possible, mais que c'est urgent et pour notre propre bien.


En quoi votre émission est-elle divertissante ?'

En première partie, on pourra profiter de l'humour de l'animateur et d'un montage dynamique, on hésitera pas à s'amuser avec les intervenants, à montrer leur caractère, les taquiner, voir ce qu'ils ont dans le ventre avant la "joute" qui arrive. Apporter du conflit entre les discours tout en aidant les intervenants à se sentir à l'aise, en sécurité et non pas piégé comme c'est souvent le cas pour les agriculteurs (surtout pour eux en fait).


En quoi votre émission est-elle originale ?

Il existe aujourd'hui beaucoup de vidéos tutorielles sur des techniques de jardinage agro-écologique sur YouTube, mais aucune émission de télé ou internet ne cherche vraiment à faire dialoguer les acteurs du monde agricole alors que ce dernier entame tout juste sa transition écologique. Arte y consacre son late show de temps en temps, mais pas de manière aussi globale. Ici on va vraiment pouvoir prendre le temps de traiter des sujets de fond et de vulgariser ou discuter des termes importants (permaculture, agro-écologie, environnement, nature, autant de terme souvent usité par beaucoup de manière maladroite).


Quels sont les genres de sujets abordés ?

Agriculture, Ecologie, politique agricole et environnementale locale et nationale, recherche scientifique sur ces sujets, circuits court, engagement associatif, vie des agriculteurs, histoire de l'agriculture...

On commencerait par 5 numéros sur les sujets suivants :

1 - Vie du sol et service écosystémique : pourquoi l'agriculture conventionnelle est entrain de désertifier les sols arables (cultivables), comment la biodiversité permet de réparer le mal qui a été fait mais aussi d'améliorer la qualité de la production, le rendement, de protéger les cultures, de rendre la ferme plus durable.

2 - Circuit court, économie circulaire et monnaie : pourquoi il est important de consommer localement, en quoi l'économie circulaire est elle moteur d'une économie plus respectueuse de l'environnement et pourquoi il est important de reconsidérer notre monnaie et sa gouvernance.

3 - Finalité, bien-être et viabilité : réalité sociales des agriculteurs développées précédemment. En langage ingénieur agronome, la finalité est l'objectif de vie de l'agriculteur et le rôle théorique de l'ingénieur est de l'accompagner dans sa démarche pour y accéder, mais quelles sont les réalités ?

4 - Production, transformation, énergie : comment certains agriculteurs arrivent à être totalement autonome en énergie ou en nourriture et à accéder à un vraie forme d'indépendance. On pourra y parler de méthanisation, du scénario negawatt ou after2050.

5 - Structure paysanne, élevage intégré et rebocagisation : quid du bien-être animal, du végétarisme et du véganisme ? Quelle est la place des animaux d'élevage dans l'agriculture de demain ?


Autres thèmes envisagés : le foncier ; éducation/formation/transmission ; les labels ; la filière (semence, distribution...)

On pourra éventuellement par la suite développer ce concept en ciblant certain départements d'intérêts représentatifs d'un certain type d'agriculture et de certains types de conflits d'acteurs : Cévennes, Île de France, Picardie, Landes...

Si cela marche, on pourra alors exporter le concept de l'émission dans 5 pays étrangers francophones, car il ne faut pas oublier que le Media ne cherche pas à plaire qu'aux Français. Pays/Régions envisagés : Sénégal, Québec, Maroc, Tunisie, La Réunion, Vietnam, Suisse...


Quel serait le lieu de tournage ?

Domicile et/ou bureau des intervenants et plateau

Le plateau pourrait être un simple salon d'une maison de campagne, plus chaleureux. On pourrait y déguster un apéritif de façon conviviale, composé en partie d’un produit de l'agriculteur invité.


Quelle serait la durée du tournage ?

On peut compter une journée par intervenant, et une soirée pour le débat (on filmerait 2h et monterait les passages les plus intéressants). Une semaine pour tourner un épisode devrait être suffisant.


Quelles sont les ressources matérielles nécessaires ?

2 caméras portables qu'on réutilisera sur le plateau au moins 1 caméra de plus pour filmer le débat (4 ce serait parfait, une caméra par intervenant ça fera moins suer le monteur) spots lumineux pour le plateau 5 micros cravate pour le montage ce sera fait sur ordinateur donc à voir avec le monteur.


Composition de l'équipe technique

1 présentateur, 2 cadreurs, 1 monteur, 1 réalisateur Toutes ces personnes peuvent bien évidemment être bénévoles.


Liste non exhaustive des intervenants :

Agriculteurs : Perrine et Charles Hervé-Gruyer (créateurs de la ferme du Bec-Heloin), Xavier Noulhianne (éleveur, auteur de "Le Ménage des Champs), Damien Dekarz (La Graine Indocile, potagers partagés en permaculture, autonomie durable), un représentant de l'APAD (association d'accompagnement à l'agriculture de conservation des sols -> semis-direct), Delphine Nanni de Bulle Nature, Olivier et Mari Sarque des jardins de la Rosée (Agence Unique, coopérative créatrice d'un foodlab)

Ecologues : Marc-André Selosse (écologue et mycologue qui a récemment sorti un livre sur la biodiversité 'Jamais Seul'), Gilles Clément (paysagiste, à l'origine du concept de tiers paysage), Sabrina Gaba (chercheuse à L'INRA, travaille sur les plantes sauvages et la biodiversité au service de l'agriculture)

Agronomes : Claude Bourguignon (spécialiste de la vie du sol), Marc Dufumier (spécialiste de l'agro-foresterie), Nicolas Bel (co-fondateur de Topager, entreprise qui fait des jardins potager sur les toits de Paris), Cécile Roux (fondatrice de Green'Elle, ferme en aquaponie dans le 15e arrondissement)

Sociologues/Economistes : Bernard Stiegler (philosophe, directeur de recherche au CNRS), Laura Centemeri (sociologie, économie, permaculture), Stéphane Laborde (ingénieur, concepteur de la Théorie Relative de la Monnaie)

Acteurs politique : Pierre Rhabi, le ministre de l'agriculture ou de l'environnement, maire et représentants de collectivités, les verts si ils veulent LOL

Acteurs circuit-court : Claude Gruffa (président de Biocoop), Catherine Chalom (Biocoop Paris, très engagée), représentant de la ruche qui dit oui, des incroyables comestibles, d'un magasin de petit producteurs, d'une AMAP…

Autres : Marie-Monique Robin (journaliste et documentariste qui travaille actuellement sur l'appropriation du vivant par l'industrie), Arnaud Daguin (cuisinier, défend la condition des agriculteurs en général),

Y aurait-il de l'interaction avec le public ? les internautes ?

Le thème de chaque émission et ses intervenants sera donné une semaine avant son tournage, et les internautes pourront poser une questions à chaque intervenant qui sera choisie par la rédaction et posée par l'animateur lors du débat.


Logistique

Ils faut faire en sorte que tous les déplacements soit faits en région parisienne ou le plus proche possible (ça peut paraitre bizarre vu la thématique mais c'est tout à fait possible en choisissant ses intervenants intelligemment). On échappera pas cependant à 1 ou 2 déplacements en province.

Un budget conséquent pourrait être consacré à une introduction en motion design (dessin animé). Il serait donc beaucoup plus intéressant de chercher à faire de la stop motion en mode "do it yourself", ou encore de travailler avec une école d'animation/motion design (à évaluer). A voir s'il y a des socios compétents également...

On demandera au media pour tout ce qui est matos et caméraman.

On va essayer de faire tout ça avec un max de bénévoles, le projet se tourne et se diffuse sur 2 à 4 mois donc c'est faisable.